"La Flandre est prête à assumer les conséquences d’un Brexit"

Quelle que soit la décision des Britanniques lors du référendum de jeudi, la Flandre est prête à en assumer les conséquences. C’est ce qu’a fait savoir le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) sur le plateau de ‘Terzake’ (VRT), alors qu’il annonçait hier qu’une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne pourrait coûter 2,5% de PIB à la Flandre d’ici 2030.

"Le Royaume-Uni est notre troisième plus grand partenaire commercial", a indiqué Geert Bourgeois (photo) lors de l’émission ‘Terzake’.

"Il ne faut pas être expert en économie pour comprendre ce que cela signifie pour la Flandre".

"Une baisse de 2,5% de notre PIB toucherait principalement notre industrie, car la Flandre exporte beaucoup de marchandise vers le Royaume-Uni. Cela pourrait engendrer une perde d’emploi. Certains parlent de 10.000 à 12.000 jobs", précise le ministre-président flamand.

"Pas de panique"

En cas de sortie du Royaume-Uni, tout dépendra, aux yeux de Geert Bourgeois, de la manière dont les choses se dérouleront. Si la situation mène à un Brexit dur, dans le cadre duquel tout lien économique et politique avec l’Europe sera rompu, les répercussions seront plus lourdes. "Si l’on est face à un Brexit plus ‘soft’, qui mène à de nouveaux accords commerciaux, les conséquences pourraient être limitées".

"Nous devons avant tout attendre les résultats du référendum. Même en cas de Brexit, nous ne devons pas paniquer. Quelle que soit la décision des Britanniques, la Flandre est en état d’en assumer les conséquences. Mais quoi qu’il en soit, un Brexit serait un mauvais scénario. Si le Royaume-Uni sort, l’Union européenne s’affaiblira de toute façon".