Ne pas marcher sur les voies : "Ta vie vaut un détour"

La SNCB, Securail et Infrabel, le gestionnaire du réseau ferroviaire belge, lancent une nouvelle campagne pour dissuader avant tout les jeunes qui s’adonnent au "trespassing". Ils rappellent que la présence non autorisée sur ou le long des voies mène régulièrement à des accidents mortels.

Comme en 2014 et 2009 notamment déjà, Infrabel lance ce jeudi - en collaboration avec les chemins de fer belges et Securail - une campagne contre les intrusions sur les voies. Intitulée "Ta vie vaut un détour", elle s’adresse surtout aux jeunes qui s’adonnent au "trespassing", c'est-à-dire la présence non autorisée sur et le long des voies. D'après une enquête réalisée début 2016, il ressort que ceux qui adoptent le plus souvent ce comportement à risque sont des hommes âgés de 18 à 34 ans.

La vidéo de cette campagne montre Gaëtan Bouillet, un jeune champion international de "Parkour", qui pratique le free running dans une ville avant de s'arrêter net en arrivant sur une ligne de chemin de fer où un train roule à toute allure. "Gaëtan doit faire les bons choix, même s'il prend des risques", estime Infrabel qui axe sa campagne sur la responsabilité.

En 2015, il y a eu 573 signalements de personnes se trouvant sur les voies là où c'est interdit. Ce comportement a coûté la vie à quatre personnes, et trois autres ont été grièvement blessées. Outre la souffrance humaine, les trespassers sont également la cause de cinq heures de retard par jour en moyenne. "Cela représente une hausse du nombre de minutes de retard de 78% par rapport à 2014", indique Infrabel sur son site internet.

Nicolas Maeterlinck

Les campagnes restent nécessaires

En outre, 370 trespassing ont déjà été comptabilisés ce premier semestre, malgré les campagnes de sensibilisation et les fréquents contrôles de police.

La principale raison pour laquelle des gens adoptent ce type de comportement est le gain de temps (46%). Mais 20% des personnes interrogées trouvent simplement les abords ferroviaires jolis et aiment s'y promener, alors que 19% arguent du fait qu'ils n'ont pas vu de panneau d'interdiction.

"Ce sont avant tout des membres du personnel des chemins de fer qui signalent les intrusions sur les voies", indique Thomas Baeken, porte-parole d’Infrabel. "Le personnel a été sensibilisé à ce phénomène, et est donc plus rapide à signaler des infractions. Ceci explique aussi partiellement l’augmentation du nombre de cas de trespassing recensés".