457 Belges recensés parmi les combattants étrangers en Syrie et en Irak

Il y a 457 Belges partis combattre à un moment ou un autre en Syrie ou en Irak, ou ayant eu l'intention de s'y rendre, dont près d'un tiers de femmes et d'enfants, a indiqué mercredi le ministère de l'Intérieur.
2014 Anadolu Agency

Sur ces 457 personnes ayant rejoint ou tenté de rejoindre les rangs des groupes jihadistes, 266 sont toujours en Syrie ou en Irak, dont 90 sont portées disparues et ont vraisemblablement été tuées, a précisé de son côté la chaîne privée flamande VTM, qui cite les derniers chiffres de l'Organe belge de coordination de l'analyse de la menace (Ocam).

Selon ces données, quatre ressortissants belges sont actuellement "en route" pour les zones de combat, 114 en sont "revenus" et 73 ont été "retenus à la frontière" alors qu'ils s'apprêtaient à partir.

Femmes et enfants

Pour la première fois, les chiffres dévoilés par l'Ocam font la distinction entre les hommes (328), les femmes (86), les adolescents (11) et les enfants de moins de 12 ans (32).

Sur les 457 personnes répertoriées, 86 sont donc des femmes (50 considérées comme présentes sur le terrain, une en route, 18 rentrées en Belgique et 17 empêchées de partir).

Trois jeunes de 12 à 18 ans sont considérés comme étant en Syrie ou en Irak, deux en sont rentrés et 6 ont été retenus à la frontière. Trente-deux mineurs de moins de 12 ans sont en ce moment dans les deux pays en guerre, selon la même source.

Femmes et enfants constituent donc près d'un tiers (28%) des ressortissants belges considérés par l'Ocam comme des "combattants étrangers". Quant au nombre de départs empêchés, il est passé de 59 en janvier à 73 actuellement.

La Belgique toujours en tête de peloton

Ces chiffres confirment que la Belgique est, proportionnellement à sa population, l'un des pays européens qui fournit le plus de combattants aux milices jihadistes.

Ce phénomène inquiète d'autant plus les autorités belges que les attentats du 13 novembre à Paris (130 morts) et du 22 mars à Bruxelles (32 morts) ont été préparés depuis la Belgique par des membres de l'organisation Etat islamique, dont certains, tel Abdelhamid Abaaoud, considéré comme l'organisateur de ces attaques, avaient rejoint les zones de combats syriennes avant de rentrer en Europe.

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