Consternation et solidarité après l’attaque de Nice

Les réactions d’indignation ont déferlé après l’effroyable attentat qui a frappé la capitale de la Côte d’Azur le jour de la Fête nationale française. Au moins 84 personnes ont été tuées jeudi soir, lorsqu'un camion a foncé sur la foule qui assistait à un feu d'artifice. Le Premier ministre a exprimé sa tristesse et son émotion, tout comme le roi Philippe qui s’est dit "choqué par ce cruel attentat". De son côté, le chef de la Diplomatie belge a appeler l’Europe et l’Asie à s’unir pour lutter contre le terrorisme.

Charles Michel a exprimé sa tristesse et son émotion sur son compte Twitter dans la nuit de jeudi à vendredi. "Toutes mes pensées pour les victimes de cet acte odieux", a écrit le chef du gouvernement, exprimant sa solidarité envers "nos amis français".

Toujours sur Twitter, le roi Philippe a indiqué que les Belges, "profondément choqués", "sont solidaires de la France" après le "cruel attentat" de Nice. "Toutes nos pensées aux victimes et leurs proches", peut-on encore lire.

Minute de silence

Les ministres du gouvernement flamand ont observé une minute de silence, vendredi matin sur la place des Martyrs à Bruxelles, en hommage aux victimes de l'attentat de Nice.

Le ministre-président flamand Geert Bourgeois a présenté ses condoléances au gouvernement et au peuple français. "Cette attaque était sans aucun doute dirigée contre notre société occidentale, contre des gens qui profitaient de leurs vacances, de leur fête nationale", a-t-il indiqué dans une courte allocution.

M. Bourgeois a salué l'action des secouristes et des passants qui sont venus en aide aux victimes. "Quand certains commettent des attentats lâches, il y a aussi des preuves d'amour et d'unité qui émergent. Ces gens montrent la force de la démocratie, de nos valeurs et de nos normes."

Le Sénat aussi a rendu hommage aux victimes de l'attentat de Nice en observant une minute de silence vendredi lors de l'ouverture de sa séance plénière. Sa présidente, Christine Defraigne, a adressé ses condoléances aux proches et aux familles des victimes.

"La lutte contre le terrorisme consiste également à gagner la paix"

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a mis l'accent sur la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme violent vendredi dans son allocution au Sommet Asie-Europe à Oulan Bator. Son discours a trouvé une cruelle résonance dans l'actualité.

Tout comme au sommet précédent à Milan, où il avait évoqué la problématique des combattants revenant de Syrie, Didier Reynders a mis en avant la nécessité pour l'Europe et l'Asie de s'unir pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme violent.

"Le rythme des attaques terroristes récentes en Asie, en Europe et ailleurs semble s'accélérer et le nombre de victimes augmente", a constaté le ministre, plaidant pour que la lutte consiste également à "gagner la paix" via la diplomatie et des solutions politiques aux conflits.

Une telle action "demande aussi de la solidarité, de la coopération et la conviction de défendre une cause commune: la préservation du fonctionnement normal de nos sociétés, de l'Etat de droit et le respect des valeurs fondamentales". L'Asem est, dans ce cadre, "parmi ces indispensables forums aptes à mobiliser cette action et cette solidarité commune".