C'est l’Estonie qui assurera la présidence tournante de l’UE

C’est finalement l’Estonie et non pas la Belgique qui reprendra la présidence du Conseil de l’Union européenne en 2017, après le renoncement du Royaume-Uni ce mecredi.
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La présidence du Conseil est assurée à tour de rôle par chaque État membre pour une période de six mois. Pendant cette période de six mois, la présidence préside des réunions à tous les niveaux au sein du Conseil, contribuant ainsi à assurer la continuité des travaux de l'UE au Conseil.

En principe c’est le Royaume-Unis qui devait assurer la présidence tournante du Conseil de l’union européenne au second semestre de 2017. Ce mercredi, la Première ministre britannique Theresa May a informé le président du Conseil européen Donald Tusk que le Royaume-Uni renonçait à assurer cette présidence faisant valoir que son pays "sera très occupé avec les négociations pour quitter l'UE".

Londres devait en principe assumer cette présidence après Malte mais avant L’Estonie.

Lors de concertations entre les ambassadeurs de l'UE qui se sont tenues mercredi à Bruxelles, la plupart des 28 ont convenu de simplement avancer de six mois le schéma prévu des rotations.

L'Estonie reprendra dont la présidence tournante du Conseil abandonnée par les Britanniques.

De source diplomatique, on indique que seule l'Autriche a exprimé des réserves sur la solution retenue. Elle devrait en effet assurer la présidence au second semestre 2018 - au lieu du premier semestre 2019 comme prévu initialement - alors que des élections législatives sont prévues dans le pays en septembre de cette année.

Depuis samedi, la Belgique s'est dite, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, "disposée à reprendre cette présidence (britannique) si on nous le demande".

L'accord trouvé mercredi écarte cette hypothèse. La prochaine présidence belge est donc maintenue en 2024.