L’écart financier entre la N-VA et les autres partis se creuse

Fin 2015, le parti nationaliste flamand de Bart De Wever (photo) possédait sur des comptes en banque et dans des placements quelque 22,5 millions d’euros. C’est nettement plus que les actifs consolidés de 15,7 millions d’euros du PS, qui reste le parti francophone le plus riche. Les socialistes flamands possédaient 13,3 millions, le CD&V démocrate-chrétien quelque 10,9 millions. Les autres partis flamands avaient moins de 10 millions d’euros en caisse. C’est ce qu’indique le quotidien De Tijd, sur base du rapport annuel de la Commission de contrôle des dépenses électorales et de la comptabilité des partis politiques.
Jasper Jacobs

À lui seul, le trésor de guerre du parti nationaliste flamand a bondi de plus de 6,3 millions d'euros (avec un bénéfice de 4,7 millions) en un an, soit presque autant que l'accroissement des avoirs de tous les autres partis flamands réunis. Ensemble, ces derniers ont vu leurs réserves grossir de 6,9 millions d’euros.

La N-VA doit ce bon résultat à sa victoire électorale en 2014, qui lui a permis d’obtenir une dotation accrue de la part de l’Etat et d’avoir davantage de mandataires. Le parti de Bart De Wever creuse ainsi le fossé financier qui le sépare des autres partis belges.

En Flandre, le deuxième parti le plus riche est le SP.A socialiste (photo archives), qui enregistrait à la fin de l’an dernier des actifs consolidés de l’ordre de 13,3 millions d’euros. Les démocrates-chrétiens du CD&V possédaient 10,9 millions d’euros. Quant aux autres partis flamands, ils avaient moins de 10 millions d’euros en caisse.

Le PS reste le parti francophone le plus riche

Le Parti socialiste d'Elio Di Rupo (photo archives) reste la plus riche des formations politiques francophones avec un bilan 2015 des actifs consolidés de l'ordre de 15,7 millions d'euros.

Côté francophone toujours, en 2015 - année sans élections - le MR du Premier ministre Charles Michel a réalisé la plus jolie opération. Les actifs des libéraux francophones s'élevaient à 12,75 millions d’euros, soit 1,65 million de plus que l'année précédente. Cette envolée s'explique surtout par l'augmentation des placements de trésorerie, ainsi que par la diminution des actifs immobilisés.

Le compte de résultats des libéraux affiche un boni de 1 million d'euros, alors qu'il était en mali de 1,2 million l'année précédente. A l'opposé, le parti Ecolo essuie une perte d'un million d'euros - conséquence de la déroute électorale de 2014.

Le CDH enregistre une hausse de ses actifs à 5,4 millions d'euros en 2015, contre 3,8 millions l'année précédente. Le PTB conserve un bilan de 3,4 millions d'euros, comme en 2014. Même stabilité pour DéFI (nouveau nom du FDF depuis novembre 2015), qui totalise un actif de 1 million d’euros.