D’ici juin 2017, les bornes d’urgence auront disparu en Flandre

Depuis un an, le gouvernement flamand manifeste son intention d’enlever à terme sur son territoire les bornes oranges placées tous les 2 km sur les autoroutes (dans toute la Belgique), qui coûtent beaucoup d’argent aux autorités régionales et sont à peine utilisées pour les appels d’urgence depuis le recours généralisé au GSM. "Les bornes d’urgence coûtent chacune 750 euros par an pour leur entretien", précisait le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts. Leur élimination progressive a maintenant été planifiée entre novembre 2016 et fin mai 2017.

On trouve actuellement encore quelque 1.300 bornes d’appel d’urgence le long des autoroutes de Flandre. "Leur entretien coûte aux autorités régionales quelque 750 euros par borne par an. En ces temps d’économies, cela me semble une dépense inutile", estime le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA, photo).

A l’heure où la possession et l’utilisation du GSM se généralise, les bornes sont également de moins en moins utilisées par les automobilistes. En l’an 2000, elles avaient encore servi à 27.000 appels en Flandre, alors qu’en 2010 on n’y avait plus passé que 5.000 appels, et en 2014 environ 3.172 appels. Ce qui représente 8,7 appels par jour, ou un peu plus de deux appels par an par borne d’urgence.

La plupart des appels (61%) sont donnés pour signaler une panne de moteur. Les autres servent à signaler la présence d’un obstacle sur l’autoroute ou pour demander des informations.

Les bornes disparaîtront donc progressivement en Flandre, à partir du mois de novembre prochain, et jusqu’en mai 2017. Ce qui permettra au gouvernement flamand de faire des économies. Dans les tunnels, les bornes d’urgence seront cependant conservées, comme le réclame une directive européenne.