Munich : "Pas d’indication de lien avec la Belgique"

A la suite de la fusillade perpétrée vendredi soir à Munich par un Allemand de 18 ans d’origine iranienne, qui a fait 9 morts et une vingtaine de blessés, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) étudie s’il y a lieu de relever le niveau de la menace de 3 à 4 en Belgique. Mais d’après le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (photo), il n’y a actuellement pas d’indications de liens avérés avec notre pays. Entretemps, le Premier ministre Charles Michel et le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders ont fermement condamné l’attaque meurtrière.

Le Premier ministre Charles Michel (MR, photo) s’est dit profondément choqué à la suite de l'attaque de Munich, dans un message posté en anglais sur Twitter vendredi soir. Il condamne "dans les termes les plus énergiques" cette attaque "lâche et méprisable". Dans un message en allemand, il dénonce le fait que cette attaque ait été commise sur des citoyens innocents.

Plus tôt, le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), demandait pour sa part aux personnes se trouvant à Munich de rester à l'intérieur et d'éviter les espaces publics. Il recommandait de suivre les instructions de la police.

AFP or licensors

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) a indiqué pour sa part qu'il n'avait pas de détails sur les tirs à Munich mais qu'il surveillait de près la situation. "La situation évolue encore et n'est pas encore stable", réagissait-il vendredi.

"C'est une situation terrible, la énième. Il n'y a aucune indication qu'il y aurait un lien avec notre pays. L'Organe de coordination pour l’analyse de la menace évalue chaque événement à l'étranger et détermine si le niveau de menace doit être adapté ou non", a-t-il ajouté.

Selon le ministre, le niveau actuel - fixé à 3 par l'Ocam - paraît toutefois adapté. "La menace est réelle, mais aussi longtemps que nous n'avons aucune information concrète sur le lieu ou le moment (d'une attaque), nous n'activerons pas le niveau 4", prévenait-il.

Sécurité à Tomorrowland et aux Fêtes de Gand

Le ministre Jambon effectuait justement vendredi une visite au festival de musique électro Tomorrowland (photo), à Boom en province anversoise, et aux Fêtes de Gand (Flandre orientale), pour vérifier les mesures de sécurité qui y ont été prises.

"Heureusement, le public ne s’est pas désisté. Il est de notre responsabilité de veiller à la sécurité, mais si tous les festivaliers évitaient de venir aux événements, cela permettrait de remplir l’agenda des terroristes de l’Etat islamique. C’est la dernière chose que nous devons faire".

"Je demande donc au public de ne pas changer ses habitudes, de se rendre aux fêtes et festivals. De s’amuser et surtout de suivre les consignes des services de sécurité", soulignait Jan Jambon. Le thème de la sécurité devait aussi être abordé ce samedi, au dernier Conseil des ministres avant les vacances d’été.

Sven Michiels - Photography