Les attentats de mars ont coûté près d’un milliard d’euros

Les attentats perpétrés le 22 mars à l’aéroport de Zaventem et dans la station de métro bruxelloise Maelbeek ont coûté près d’un milliard d’euros à la Belgique. Au cours du premier trimestre 2016, le chiffre d’affaires dans le commerce de détail et dans l’Horeca a chuté de 180 millions d’euros. Les hôtels bruxellois sont surtout affectés par une nette baisse de fréquentation, indiquent plusieurs quotidiens sur base du premier rapport du service public fédéral Economie sur le sujet.
AP2007

Le ministre fédéral de l’Economie et de l’Emploi, Kris Peeters (CD&V), a demandé à son administration d’analyser les conséquences des attentats sur le commerce de détail, les cafés, restaurants et hôtels (Horeca), le tourisme et le secteur culturel. Il en est ressorti que le chiffre d’affaires dans ces secteurs a chuté de 180 millions d’euros au cours des quatre premiers mois de cette année, par rapport à la même période en 2015.

Bruxelles a ainsi enregistré 122,5 millions d'euros de chiffre d'affaires en moins au premier trimestre de cette année, la Flandre 33 millions et la Wallonie 20 millions d'euros.

"Il n’est pas totalement clair si cette baisse du chiffre d’affaires est due au seul terrorisme, mais la différence entre Bruxelles et les deux autres Régions est tellement grande que ce ne peut pas être un hasard", estime le ministère de l’Economie.

Plus précisément, le secteur de l’hôtellerie a enregistré au premier trimestre une perte de 16,7%, tandis que les cafés et restaurants ont subi des pertes respectives de 18,5% et 11,3%. "Les premiers chiffres officiels confirment ce que tout le monde craignait. Et les suites des attentats se feront encore longtemps sentir", estime le ministre Kris Peeters.

Baisse des recettes fiscales aussi

En outre, les recettes fiscales de l'Etat auraient diminué de 760 millions d'euros à la suite des attentats, toujours selon le SPF Economie. La somme totale représente environ 0,1 % du produit intérieur brut (au 1er trimestre 2016).

"Il s'agit de la première étude d'impact économique depuis les attentats de Paris du mois de novembre 2015. C'est très important d'avoir ce genre d'étude objective", note le ministre de l'Économie Peeters (photo). Il estime d’autre part que le gouvernement a "activé tous les instruments possibles pour aider les entreprises".