Vingt demandeurs d'asile signalés aux autorités pour leur radicalisation

Depuis le 1er mars, 20 personnes ont été signalées pour s’être radicalisées. L’information est donnée ce mercredi par les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws. Il s’agit essentiellement d’hommes arrivés seuls originaires d’Afghanistan et d’Irak. Ils font l’objet d’une surveillance renforcée.

Il s’agit de huit Afghans, quatre Irakiens, trois Russes (Tchétchènes inclus), deux Palestiniens, un Syrien, un Kosovar et un Chinois.
Neuf sont des hommes arrivés seuls, cinq sont des mineurs non accompagnés. Les six derniers sont arrivés en famille (un est mineur). Aucune femme parmi eux. "Leurs dossiers ont été transmis au parquet et au Commissariat général aux réfugiés".

Une partie de ces individus sont en prison, d'autres en centre fermé ou en liberté mais tenus à l'œil.

Ces 20 personnes montrent des signes clairs de radicalisation dans leur centre d’asile. "Ils ont visionné par exemple des vidéos violentes de l’Etat islamique sur leur téléphone, ont reçu la visite de personnes ayant été en Syrie ou ont glorifié les attentats perpétrées par Daesh" affirme Theo Francken le secrétaire d'État à la migration (N-VA).

Ces hommes avaient été repérés par le personnel des centres d’asile. Ces derniers ont en effet reçu une formation afin de détecter les individus qui se sont radicalisés.

Le groupe de travail sur la radicalisation suit ces dossiers de près. Si des infractions réelles sont constatées, ces individus seront privés de liberté.

Les candidats demandeurs d’asile sont aussi passés au crible par le Service des étrangers, la Sûreté de l’Etat, le renseignement militaire (service général du renseignement et de la sécurité) et la police fédérale. Le secrétaire d'État à la migration Theo Francken voudrait aussi pouvoir analyser le contenu des ordinateurs et des gsm des candidats demandeurs d’asile. Avec le ministre de l'Intérieur, il examine la possibilité de faire mener ces contrôles par des agents.