Détention prolongée d’un suspect de projet d’attentat

La Chambre du conseil de Liège a prolongé ce mercredi matin la détention préventive d’un homme de 33 ans, interpellé vendredi dernier, avec son frère, lors de perquisitions menées en Wallonie dans le cadre d’un dossier concernant un possible projet d’attentat en Belgique. Inculpé, l’homme nie tout. Son frère avait été libéré samedi, après audition.

Appréhendé vendredi dernier - dans le cadre de 7 perquisitions menées en région montoise et une à Liège -, Nourredine H. demeure inculpé de "tentative de commettre un homicide volontaire dans un contexte terroriste" et de "participation aux activités d'un groupe terroriste". Son frère Hamza H. a été libéré sans être inculpé.

Nourredine H. a comparu ce mercredi devant la Chambre du conseil de Liège, où son mandat d'arrêt a été confirmé. Le parquet réclamait son maintien en détention tandis que l'inculpé, qui nie les faits, avait sollicité une prolongation de la détention hors de prison et sous le régime du bracelet électronique.

Le suspect s'était installé en mars à Liège, où il avait suivi sa femme. Il avait beaucoup voyagé en Europe et en France. L'enquête qui a mené à lui aurait mis en évidence ses contacts avec de jeunes djihadistes sur le départ ou de retour de Syrie.

"Il conteste tous les faits qui lui sont reprochés. C'est la raison pour laquelle, à ce stade, il n'y a pratiquement rien à dire sur ce dossier qui doit encore faire l'objet de mesures d'enquête et notamment de vérifications. Vu le contexte actuel, Nourredine H. n'a pas sollicité sa remise en liberté, mais il souhaitait bénéficier d'une prolongation de la détention hors de prison et sous le régime du bracelet électronique. Celle-ci lui a été refusée. Le souhait de mon client est d'être réentendu rapidement par les enquêteurs. Il souhaite également souligner le principe de la présomption d'innocence", a indiqué son conseil, Me Josepha Martin (vidéo ci-dessous).

Il n’est pas clair quels auraient pu être ses projets d’attentat. Certains journaux francophones évoquent le SHAPE - le grand quartier général des puissances alliées en Europe, installé à Mons - comme cible éventuelle. D’après le parquet, ceci pourrait être une piste, mais d’autres possibilités sont également étudiées à cette étape de l’enquête.