"La faillite d’Optima ne coûtera pas 50 millions à l’Etat"

Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (photo), a démenti jeudi soir que la faillite de la banque gantoise Optima puisse coûter jusqu’à 50 millions d’euros à l’Etat, comme l’affirmaient les quotidiens De Tijd et L’Echo. Selon le ministre, le fonds de garantie belge mis en place pour indemniser les épargnants lésés en cas de faillite est financé par le secteur bancaire.

Le tribunal du commerce de Gand a prononcé le 15 juin dernier la faillite de la banque Optima. Ses clients ont été invités à s'adresser au Fonds de garantie, qui procédera au remboursement des dépôts dans des limites fixées par la loi, c'est à dire à un montant maximum de 100.000 euros par client, par personne, tous avoirs confondus dans cette banque.

Dans l'état actuel des choses, les actifs d'Optima suffisent à indemniser les créanciers privilégiés et les clients dans cette limite de 100.000 euros, a indiqué Johan Van Overtveldt (N-VA) par la voix de son porte-parole.

Si ces actifs s'avéraient insuffisants, une réserve d'intervention du fonds pourrait être utilisée. Mais elle est financée par le secteur bancaire lui-même, a fait préciser le ministre des Finances.

Selon lui, le fondateur et président d'Optima, Jeroen Piqueur, dispose en outre d'un filet de sécurité d'un montant de 30 millions d'euros pour couvrir les dettes de la banque en faillite.