Les festivals inquiets de la hausse des tarifs de la Sabam

Les organisateurs de festivals en Flandre se montrent préoccupés par l’augmentation des tarifs annoncée pour le 1er janvier 2017 par la Société belges des auteurs, compositeurs et éditeurs. Celle-ci s’échelonnera entre 16 et 37%, selon la taille des événements musicaux.
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La Sabam affirme qu’elle ne fait qu’adapter ses tarifs à ceux pratiqués dans les pays voisins. "L’adaptation s’est produite à la suite d’une comparaison des tarifs internationaux", expliquait Serge Vloeberghs, directeur des ventes.

"Il est apparu que les tarifs pratiqués par la Sabam pour les plus grands festivals sont nettement plus bas qu’à l’étranger. Nous avons donc estimé qu’après des années, il fallait adapter nos tarifs, pour être mieux alignés à la moyenne internationale. Mais même avec cette modification, les tarifs de la Sabam restent bas comparés à la moyenne européenne".

"Tous les festivals sont touchés"

Le secteur artistique souligne cependant que tous les festivals sont touchés, et pas seulement les plus grands. "La Sabam souhaite en outre désigner les festivals d’une autre façon", précise Serge Platel (photo), directeur de la Fédération des Festivals de musique de Flandre.

"La Sabam a donc une certaine définition des ‘festivals’ qui fait que certains d’entre eux ne peuvent pas bénéficier des tarifs accordés aux festivals. Dans le cas de festivals gratuits, la Sabam veut taxer la lumière et le son. Il y a donc différentes mesures prises, qui font qu’en définitive tous les festivals sont concernés" .

La Fédération des festivals de musique de Flandre (FMIV) étudie un recours en justice contre cette hausse tarifaire. Côté francophone, les organisateurs de festivals contactés par le quotidien La Libre Belgique se montreraient moins inquiets.