L’ancien conservateur Philippe Roberts-Jones est décédé

Celui qui avait été de 1961 à 1984 conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, mais aussi professeur d’université, critique d’art, poète et nouvelliste, est décédé mardi à l’âge de 91 ans. Le Bruxellois (photo, à dr., avec le roi Albert II) anobli en 1988 par le roi Baudouin a joué un rôle important pour le développement des musées de la capitale.

"Tout le personnel des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique s'associe au deuil causé par la disparition de cet homme visionnaire qui a profondément transformé notre institution", annonçaient mercredi soir par communiqué les Musées.

Né à Ixelles le 8 novembre 1924, dans une très ancienne famille belge d’origine britannique, ce docteur en Philosophie et Lettres de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) était devenu conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique en 1961.

Pendant 24 ans, Philippe Roberts-Jones "a rénové et agrandi les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique". "Par sa vision et son opiniâtreté, les bâtiments séculaires ont été métamorphosés. Il a rénové et agrandi les Musées. Nous cueillons, aujourd’hui encore, les fruits de ses actions", rappelaient les Musées.

Anobli en 1988 par le Roi Baudouin, qui lui conférait le titre de Baron, Philippe Roberts-Jones était également historien d'art, essayiste, poète et nouvelliste.

Professeur émérite à l’Université libre de Bruxelles, membre de l'Académie royale de de Belgique dont il fut secrétaire perpétuel de 1985 à 2000, ce Bruxellois était également membre de l'Académie royale de Langue et de Littérature françaises et de l’Institut de France.