Zaventem : fausse alerte à la bombe pour deux avions

Une alerte à la bombe concernant deux vols de la compagnie aérienne SAS, qui faisaient route vers Brussels Airport, a été divulguée mercredi en début de soirée via les médias sociaux et prise au sérieux par les services belges de sécurité en raison d’une "menace terroriste potentielle". Le plan catastrophe a été enclenché, avec notamment la Croix Rouge et les pompiers, puis levé après l’atterrissage des avions en toute sécurité. Le ministre de l’Intérieur Jambon indiquait en soirée qu’il n’y avait « pas de menace concrète ». Une enquête a été ouverte.

Le parquet fédéral a été informé mercredi soir d'une "menace terroriste potentielle" qui a conduit à l'ouverture d'une enquête, indiquait-il jeudi dans un communiqué. "Il s'est avéré qu'il pourrait y avoir une alerte à la bombe sur un des vols de la compagnie aérienne SAS" (Scandinavian Airlines), précisait le parquet.

Deux avions de cette compagnie, en provenance d'Oslo et de Stockholm et devant arriver à Zaventem mercredi soir, ont donc été soumis à un contrôle de détection d'explosifs après leur atterrissage à Brussels Airport. Le contrôle s'est révélé négatif, mais une enquête a été ouverte.

Le parquet ne divulgue pas l'origine de l'information et tient à souligner que "toutes les informations concernant une menace terroriste potentielle sont prises au sérieux et conduisent à une enquête où rien n'est laissé au hasard".

Peu de clarté

"Actuellement, il n'y a pas de menace concrète", indiquait mercredi soir le porte-parole du ministre de l'Intérieur Jan Jambon, en réaction à une "possible alerte à la bombe" à Brussels Airport. "Des mesures de sécurité n'ont pas été prises et il n'y a pas de réunion de la Cellule de crise."

Plus tôt en début de soirée, le porte-parole du parquet fédéral Eric Van der Sypt (photo archives) avait pourtant indiqué que "plusieurs mesures" avaient été prises à l'aéroport. "Il est possible que, dans le cadre de la procédure de sécurité, plusieurs mesures aient été prises", ajoutait plus tard le porte-parole du ministre, qui insistait qu'il ne faut pas céder à la panique.

L'information concernant une possible menace a été transmise aux services compétents via la coopération internationale des services belges. Cette information fera l'objet d'une enquête. Le centre de crise confirme que des mesures de sécurité n'ont pas été prises. La Croix-Rouge a pourtant annoncé après 20h que le plan catastrophe avait été levé à l'aéroport.

Enfin, le porte-parole de Jan Jambon n'a pas pu confirmer si une alerte à la bombe avait été annoncée pour deux avions à destination de Brussels Airport. "Durant la soirée, il y a eu des menaces impliquant deux vols de SAS", a indiqué la porte-parole de la compagnie aérienne scandinave à l'agence allemande DPA.

Il s'agissait selon elle d'un vol en provenance d'Oslo en Norvège et d'un autre en provenance de la capitale suédoise Stockholm. Les avions ont atterri sans encombres, précise la porte-parole. Enfin, selon la chaîne de télévision suédoise SVT, SAS ne modifiera pas son plan de vol vers Bruxelles.

Menace sur base des médias sociaux

D’après le ministère de l’Intérieur, les services de sécurité de plusieurs pays ont découvert mercredi soir des annonces inquiétantes sur les médias sociaux, concernant une éventuelle menace terroriste. Ces messages ont été transmis aux autorités belges, qui les ont jugés dignes d’être pris au sérieux.

Selon le parquet fédéral, des alertes à la bombe concernant des avions sont assez fréquentes, et ne sont pour la plupart du temps pas communiquées aux passagers. Cette fois, les passagers d’un des vols SAS au moins ont été mis au courant de l’alerte après leur atterrissage à Brussels Airport, les indices étant jugés "sérieux". Les voyageurs sont tous restés étonnamment calmes, témoignaient certains d’entre eux peu après, au micro de la VRT.