La vague de chaleur favorise la concentration d’ozone

Les températures élevées, l’ensoleillement, la faiblesse du vent et l’accumulation des polluants dans l’air favorise la formation d’ozone depuis ce mercredi et pour les jours à venir, a indiqué la Cellule interrégionale de l’Environnement (Celine). Les personnes les plus sensibles doivent prendre des précautions. Tout le monde doit beaucoup boire. Les fortes chaleurs devraient durer jusqu’à la fin du week-end.

Mercredi, les concentrations d'ozone maximales horaires étaient comprises entre 110 et 145 µg/m3 (microgrammes d'ozone par mètres cubes d'air). Jeudi, elles atteindront les 125 à 185 µg/m³, et pourraient dès lors dépasser le seuil d'information européen de 180 µg/m³.

Vendredi, les concentrations d'ozone devraient encore augmenter, entre 130 et 190 µg/m3, avec un risque encore plus élevé de dépasser le seuil d'information sur l'ensemble du pays.

L'ensoleillement généreux et les températures élevées (jusqu'à 35° en Campine jeudi), couplés à un vent faible à modéré d'origine sud-est et l'accumulation des polluants seront à l'origine d'une abondante formation d'ozone. Celle-ci peut provoquer des difficultés respiratoires, une irritation des yeux et des voies respiratoires, ou encore la toux chez les personnes sensibles.

Les personnes âgées, asthmatiques, souffrant de problèmes respiratoires et jeunes enfants doivent éviter les efforts physiques inhabituels et tout exercice en plein air entre 12h et 22h. Il est également recommandé à tout citoyen de s'abstenir de tout effort physique soutenu (le jogging par exemple) durant cette période, et de boire beaucoup d’eau.

La chaleur réduit la capacité des lignes haute-tension

La hausse actuelle des températures, qui voit le mercure dépasser les 30 degrés Celsius, réduit la capacité des lignes haute tension. Il n'est toutefois nullement question d'un éventuel problème en terme de sécurité d'approvisionnement, indiquait ce mercredi Elia, le gestionnaire du réseau haute-tension, qui assure qu'il y a suffisamment d'électricité disponible pour répondre aux besoins de consommation.

Plus la quantité d'électricité passant par les lignes haute-tension est importante, plus celles-ci s'échauffent et ont tendance à "pendre". Lorsque la température de l'air est plus élevée, ce phénomène a tendance à s'accentuer. "Pour éviter cela, la capacité des lignes est graduellement réduite, par précaution, lorsque les températures dépassent 30 degrés", explique Elia.

Cette réduction graduelle n'a toutefois aucun impact sur la sécurité d'approvisionnement ni sur les consommateurs. En outre, le gestionnaire du réseau devrait avoir de moins en moins recours à cette mesure à l'avenir. Elia utilise en effet de plus en plus de lignes HTLS, moins sensibles à ce phénomène.