Le nombre de tuteurs a plus que doublé en un an

En l’espace d’un an environ, le nombre de tuteurs reconnus en Belgique a plus que doublé. Au milieu de l’an dernier, ils étaient 240 alors qu’ils sont maintenant 529. Le ministère de la Justice est avant tout encore à la recherche de tuteurs francophones supplémentaires.

L’an dernier, un nombre record de réfugiés arrivaient en Belgique, et parmi eux un nombre croissant d’enfants et adolescents non accompagnés. Au total, ce sont plus de 5.000 mineurs d’âge non accompagnés arrivés en 2015 qui avaient ainsi besoin d’un tuteur. Le nombre de tuteurs déjà disponibles ne suffisait plus.

A plusieurs reprises, et notamment en mars dernier, le ministre de la Justice Koen Geens (photo) lançait un appel aux volontaires pour accompagner des jeunes dans leurs démarches administratives et juridiques, veiller à leur bien-être et contribuer à leur offrir une perspective d’avenir. Résultat : le nombre de tuteurs bénévoles qui ont été reconnus a doublé en un an.

Alors qu’en janvier dernier quelque 900 mineurs d’âge non accompagnés attendaient encore d’avoir un représentant légal, leur nombre était tombé à 450 en juin. Actuellement, seuls 175 enfants réfugiés doivent encore se faire attribuer un tuteur ou une tutrice. "Nous estimons que cela devrait pouvoir être fait dans les prochaines semaines", déclarait Edward Landtsheere, porte-parole du service public fédéral Justice.

Le service Tutelle du ministère de la Justice recherche actuellement encore des profils particuliers de tuteurs. "Nous avons surtout encore besoin de tuteurs francophones ou bilingues. Aussi de gens qui peuvent se déplacer facilement en Wallonie. Certains centres d’accueil des mineurs non accompagnés sont dans des endroits plus reculés dans le sud de la Belgique".

Le manque de tuteurs serait moins criant en Flandre. "Mais nous cherchons encore toujours de nouveaux tuteurs, parce que nous voulons créer une réserve pour le cas où nous manquerions à nouveaux de tuteurs", concluait Landtsheere.

Devenir tuteur?

Pour devenir tuteur, aucun diplôme spécifique n'est requis. Il importe surtout d'être motivé et disponible, dit le SPF Justice. La connaissance de la problématique des mineurs étrangers non accompagnés (MENA), ainsi que des besoins de ces mineurs sont des atouts, tout comme des aptitudes sociales.

Les tuteurs déjà agréés devront suivre une formation obligatoire afin d'être parfaitement informés.