Les patrons flamands appellent à poursuivre économies et réformes

Dans une lettre ouverte parue dans plusieurs quotidiens flamands, l’organisation patronale flamande Voka appelle les gouvernements fédéral et flamand à poursuivre les économies, les réformes et les investissements durant la seconde patrie de la législature. "Il s’est passé beaucoup de choses, mais le plus dur est sans doute encore à venir", indiquent les 80 entrepreneurs signataires.

"Un long chemin a déjà été parcouru : les deux gouvernements ont œuvré à des changements radicaux. Les premiers résultats sont là : des emplois ont été créés, et les entrepreneurs veulent plus que jamais investir. Ce redressement demeure toutefois précaire. Nous appelons les gouvernements à ne pas perdre de vitesse, car les défis restent grands. Nous devons continuer à renforcer la compétitivité de nos entreprises, et se positionner de façon sûre pour l’avenir. C’est pourquoi des pas courageux vont devoir être faits, aussi bien au niveau fédéral que flamand", indique l’administrateur délégué du Voka, Hans Maertens.

D’après le Voka, les autorités ont à peine épargné ces dernières années, et les dépenses publiques ont augmenté de 15 milliards d’euros ces cinq dernières années, pour atteindre plus de 200 milliards. "Les autorités doivent de toute urgence devenir plus compétitives et efficaces", soulignent les entrepreneurs dans la lettre.

L’organisation patronale attend 700 millions d’euros supplémentaires du gouvernement flamand, afin de soutenir la recherche et le développement, et au moins un demi-milliard pour les infrastructures en mobilité et dans l’enseignement. "Sur un budget flamand de 40 milliards, cela doit être possible", laissent-ils encore entendre.

"La Flandre investira"

Dans une réaction à la lettre ouverte, le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a fait savoir que la Flandre avait déjà beaucoup épargné. "Nous avons déjà économisé 2 milliards d’euros, et une grande partie de notre budget va aux salaires".

"Si tout continue à bien se dérouler, nous atteindrons une vitesse de croisière en 2019. Un demi-milliard d’euro supplémentaire sera alors destiné à la mobilité et aux travaux publics, un demi-milliard aux infrastructures et au bien-être, et un demi-milliard à l’économie, la recherche et le développement. Mais nous ne pourrons sans doute pas libérer les 700 millions demandés".