Peeters très critique envers son collègue Van Overtveldt

Le Vice-Premier ministre et ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) a vivement réagi à l’idée de son collègue des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) de ne plus vouloir instaurer de taxe sur les plus-values afin de financer la réduction du taux d'imposition des sociétés à 20% d'ici 2020.

Le Vice-Premier ministre et ministre de l'Emploi Kris Peeters se demande comment le gouvernement fédéral va encore pouvoir financer la réduction de l’impôt des sociétés alors que le ministre des Finances Johan Van Overtveldt ne veut plus instaurer de taxe sur les plus-values.

Interrogé ce mercredi matin lors de l’émission "De ochtend" sur la VRT Kris Peeters a aussi critiqué la manière de communiquer de son collègue Van Overtveldt.

Il y a quelques mois le ministre des Finances Johan Van Overtveldt proposait de baisser le taux d'imposition des sociétés de 33 à 20% d'ici 2020. Pour financer cette réduction, il avançait une taxe sur les plus-values et une hausse du précompte mobilier de 27 à 30%.

Dans une nouvelle note – la note définitive de négociation du gouvernement – deux mesures passent à la trappe : la taxe sur les plus-values et l'augmentation du précompte mobilier sur les dividendes.

Le Vice-premier ministre Kris Peeters se pose dès lors des questions. "Je me demande si la réduction de l’impôt des sociétés pourra encore se faire sans toucher au budget ? La question fondamentale est de savoir comment atteindre les 20% si vous savez que vous devez élargir la base d'imposition de 30 milliards d'euros ?"

Kris Peeters veut d’abord attendre les résultats des discussions au sein du gouvernement sur la base de la note de Van Overtveldt, avant de faire lui-même propositions concrètes pour une fiscalité "plus juste".

Enfin Kris Peeters a aussi critiqué la manière de communiquer de son collègue N-VA. "Je regrette qu’on annonce d’abord vouloir instaurer une taxe sur les plus-values et augmenter le précompte mobilier sur les dividendes puis que ces mesures ne figurent plus dans le texte quelques semaines plus tard".

"On inquiète inutilement les entreprises et on ouvre des discussions qui ne doivent pas être menées en public" a-t-il encore déclaré.