Les Diables de Martinez s’inclinent face à l’Espagne

La première de Roberto Martinez à la tête des Diables rouges s'est soldée jeudi au Stade Roi Baudouin par une défaite face à l'Espagne (0-2). Déçu mais pas démonté, le nouveau sélectionneur est rentré au vestiaire sous les "Wilmots, Wilmots!" d'une petite partie du public.

En l'absence de Thomas Vermaelen, légèrement blessé, l'Espagnol avait aligné Toby Alderweireld et Jan Vertonghen dans l'axe de la défense, Jordan Lukaku sur le flanc gauche et Thomas Meunier sur le droit.

Devant la ligne arrière, le duo Radja Nainggolan-Axel Witsel était chargé de récupérer les ballons. Préféré à Romelu Lukaku en pointe, Divock Origi a reçu le soutien du trio Yannick Carrasco, Kevin De Bruyne et Eden Hazard. Ce dispositif n'a pas permis à la Belgique de porter le danger dans le camp adverse. En première période, David De Gea n'a pu constater qu'une seule fois la présence simultanée de plusieurs Diables rouges dans son rectangle (6e).

Pour sa première à la tête de la Roja, Julen Lopetegui n'a pas lancé une révolution. Il n'y avait que quatre nouveaux joueurs par rapport à l'équipe éliminée à l'Euro par l'Italie (2-0). Et encore: si Dani Carvajal, Koke et Thiago étaient titulaires de fait, Vitolo devait sa présence dans le onze de base à la blessure d'Andres Iniesta.

Les Espagnols ont fait parler leur collectif (61% de possession de balle en première période) et ont profité des approximations des Diables au milieu du terrain. Lancé dans le dos de Vertonghen, Vitolo a remis le ballon en retrait à Silva, qui a ouvert la marque (34e, 0-1). Les Belges ont entamé une course poursuite, sans jamais donner la sensation de pouvoir la mener à bien. D'ailleurs, les Diables sont rentrés au vestiaire sous les sifflets du public.

En seconde période, les Espagnols ont confirmé leur supériorité. Après avoir sorti plusieurs ballons brûlants, Courtois s'est incliné sur un penalty accordé pour une faute de Jordan Lukaku sur Vitolo. Silva en a profité pour signer un doublé (62e, 0-2).

Fort de cet avantage, Lopetegui a multiplié les remplacements, qui ont mis en cause l'équilibre de l'équipe. Du coup, De Bruyne a décoché le premier tir cadré des Diables en seconde période, obligeant De Gea à sortir le ballon en coup de coin (83e).

Les Diables rouges entameront mardi leur campagne de qualification pour le Mondial 2018 à Chypre.

"Wilmots, Wilmots!"

Déçu mais pas démonté, le nouveau sélectionneur des Diables Rouges Roberto Martinez est rentré au vestiaire sous les "Wilmots, Wilmots!" d'une (petite) partie du public après la défaite sans appel, 0-2, de ses Diables Rouges contre ses compatriotes de la Roja jeudi soir en match amical au Stade Roi Baudouin.

"On veut bien sûr toujours gagner mais qu'aurait-on appris en battant un adversaire mineur?", a-t-il demandé à son auditoire en conférence de presse. "La déception est grande, bien sûr, mais j'ai aussi recueilli un maximum d'informations grâce à cette très forte et conquérante équipe d'Espagne. Je suppose que les joueurs aussi, auront compris pas mal de choses ce soir. Que le talent ne suffit pas pour commencer. On a vu maintenant où on en est. La réalité des choses. Et tout ce qu'il reste donc à faire pour arriver là où on veut aller..."

"Mais il va maintenant falloir réagir très vite", a poursuivi Roberto Martinez. "Car mardi prochain à Nicosie c'est un match à enjeu qui nous attend contre Chypre. Je pense et j'espère que Thomas Vermaelen sera rétabli d'ici là. J'ai voulu voir comment Origi se débrouillerait vu que Romelu (Lukaku, ndlr), je le connais par coeur. Mais cette défaite est celle de toute une équipe et pas de tel ou tel joueur...", a conclu Roberto Martinez, qui ne s'était sans doute pas imaginé des débuts aussi difficiles à la tête de l'équipe belge.