Les étiquettes d’aliments de plus en plus souvent erronées

L'Inspection Economique a dressé plus de mille procès-verbaux (1.088 exactement) pour infractions à la réglementation en matière d'étiquetage, de dénomination, d'origine, de méthode de production, de composition, et de publicité pour des aliments, au cours des cinq dernières années. Le nombre d’infractions a ainsi plus que doublé en 5 ans. Le plus souvent, en cas d’infraction, les aliments contiennent d’autres ingrédients que ceux indiqués sur l’étiquette.

Par an, le nombre d'infractions recensées a augmenté sensiblement, passant de 91 à 241 cas. Dans 125 cas, un pro justitia donnant lieu à un règlement à l'amiable ou transmis au parquet en vue de poursuites éventuelles a été établi.

La plupart des contrôles ont eu lieu dans les secteurs de la viande, du poisson, du vin et des légumes. C’est ce qui ressort d'une réponse du ministre de l'Economie et de la Consommation, Kris Peeters (CD&V) à une question écrite de la députée Leen Dierick (CD&V).

Depuis l'an dernier, l'Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire (AFSCA) s'est également lancée dans le contrôle de l'information au sujet des substances allergènes. "Il est nécessaire de continuer à assurer un suivi. Six mille contrôles ont été effectués en ce qui concerne la transmission écrite d'information à ce sujet, sur des produits alimentaires non-emballés. Quelque 60% de ceux-ci se sont révélés conformes.

D'après la députée CD&V, quelque 17.000 contrôles - parmi lesquels 34% de conformes - ont été effectués. D’après Leen Dierick, les infractions d’étiquetage concerneraient avant tout des yaourts aux fruits qui ne contiennent pas de vrais fruits, de l’huile de truffe sans truffe, de la viande hachée de volaille dans laquelle on trouve aussi du porc.