De Wever lutte contre les "locaux de prostitution"

Anvers est la première ville en Flandre à introduire une autorisation d’établissement obligatoire pour les salons de massage non-professionnels. Dès le 16 octobre, les salons de ce type qui veulent s’installer à Anvers devront d’abord obtenir une autorisation de la métropole. Le bourgmestre Bart De Wever (photo), veut ainsi avant tout lutter contre la traite d’êtres humains et la prostitution clandestine.

Beaucoup de salons de massage établis à Anvers ne sont pas affiliés à l’une des associations professionnelles légalement reconnues. Leur nombre est évalué à une septantaine. L’obligation d’une autorisation d’établissement aura pour conséquence que les salons de massage non-professionnels qui veulent s’installer à Anvers seront bien contrôlés.

Le bourgmestre Bart De Wever (N-VA) souligne que les risques pour la santé et en matière de sécurité sont énormes dans ce secteur. "Les salons de massage qui sont en vérité des lieux de prostitution attirent bien entendu des clients. Ils négocient alors les prix en rue. Nous pouvons nous passer de cela comme de maux de dents".

Sa première préoccupation est pour les femmes qui travaillent dans ces salons de massage, souligne De Wever. "Elles doivent souvent vivre dans des situations précaires, vraiment une sorte d’esclavage. Pour ce qui est de leur santé, les contrôles révèlent souvent qu’elles ont contracté toutes sortes d’affections. Ce sont des conditions médiévales, que nous devons interdire".

Au cours des cinq dernières années, le nombre d’établissements qui proposent des massages à Anvers a doublé. Il y en a actuellement plus de 500. C’est surtout la multiplication des salons de massage dit orientaux qui indiquent les autorités anversoises.