Les centrales nucléaires auront leur unité antiterroriste

Les centrales nucléaires de Tihange et Doel recevront prochainement leur propre équipe d’intervention rapide, à savoir une unité de police spécialement entraînée pour intervenir en cas d’attentat. Elle doit être prête à entrer en action en 2017. C’est ce qu’écrivent ce jeudi les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws. L’information a été confirmée à la rédaction de la VRT. Les agents remplaceront les quelque 140 militaires qui surveillent actuellement les sites nucléaires.

Depuis plusieurs mois, les installations nucléaires en Belgique - et notamment les centrales de Tihange (province de Liège) et Doel (Flandre orientale), ainsi que les sites de Fleurus (Hainaut), Dessel et Mol (province anversoise) - sont surveillées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 par un total de 140 militaires.

A terme, le but est cependant que ces militaires soient remplacés par des corps de surveillance spécialisés. C’est la raison pour laquelle le gouvernement va ériger une unité spéciale, composée d’agents de la police fédérale de police spécialement entraînés pour intervenir en cas d’attaque ou attentat. Elle devrait être opérationnelle en 2017.

Plusieurs mesures spéciales de sécurité sont actuellement en vigueur pour les réacteurs nucléaires, mais des renforts supplémentaires sont les bienvenus, estime le porte-parole de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire. Les centrales disposent ainsi d'un personnel de sécurité privé non armé, alors que les nouvelles unités seront équipées d'armes semi-automatiques.

Pas de menace concrète

"L’unité spéciale sera utilisée pour la protection des sites nucléaires et du personnel qui se trouve sur place, mais aussi du matériel radioactif et des documents qui contiennent des informations importantes", expliquait le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA).

Son cabinet souligne cependant qu’il n’y a pas eu ces derniers mois d’indices de menace concrète pour les installations nucléaires dans notre pays.

Tihange 1 à nouveau à l’arrêt

Entretemps, le premier réacteur de la centrale nucléaire de Tihange (photo) a de nouveau été mis à l’arrêt mercredi, après qu’un bâtiment de la partie non-nucléaire ait été endommagé pendant des travaux, indiquait l’exploitant Engie Electrabel.

"Par précaution, le personnel d'Engie Electrabel a mis le réacteur à l'arrêt conformément à la procédure d'exploitation du site", expliquait une porte-parole de l'entreprise. La situation n'aura aucune conséquence pour les travailleurs, la population et l'environnement. L'approvisionnement en électricité est assuré.

Le réacteur devrait rester à l'arrêt jusqu'au 11 septembre, selon les premières estimations.