Verhofstadt négociera le Brexit pour le Parlement européen

Le Parlement européen a chargé ce jeudi l’ancien Premier ministre belge et actuel député européen Guy Verhofstadt (photo), président du groupe libéral européen, de négocier en son nom la sortie du Royaume-Uni de l’Union. Le haut diplomate belge Didier Seeuws avait déjà été chargé de diriger la taskforce créée par le Conseil européen pour mener à bien la séparation entre la Grande-Bretagne et le reste de l’Union.

La date de la sortie du Royaume-Uni, surnommée Brexit, n’est absolument pas encore connue à l’heure actuelle. On ne sait même pas encore quand débuteront officiellement les longue négociations entre les autorités britanniques et européennes. Par contre, les noms des négociateurs pour les trois principales institutions européennes sont maintenant connus, et deux d’entre eux sont des Belges.

Le Parlement européen vient en effet de charger l’ex-Premier ministre Guy Verhofstadt (63 ans) et actuel président du groupe libéral européen (ALDE) de négocier le Brexit en son nom. Les présidents des différentes fractions au Parlement européen et son président Martin Schultz se sont accordés sur le nom du Gantois.

Auparavant, le Français Michel Barnier (65 ans), commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, avait déjà été chargé de représenter la Commission européenne lors des négociations de sorties. Quant au haut diplomate belge Didier Seeuws (photo), il avait été appelé fin juin à diriger la taskforce pour le Brexit créée par le Conseil européen. Le Gantois de 50 ans a été chef de cabinet de l’ancien Premier ministre belge, Herman Van Rompuy, lorsqu’il était président du Conseil européen.

Les représentants des trois institutions européennes devront préparer et conduire les négociations avec Londres en vertu de l’article 50, une clause du Traité de Lisbonne de 2009 qui régit le divorce d’un pays avec l’Union. Cette procédure complexe prévoit que Londres fasse d’abord part officiellement à Bruxelles de son intention de quitter l’UE.

Les deux parties disposeront ensuite de deux années pour boucler les négociations de sortie de l’Union, ce qui rendrait possible un départ du Royaume-Uni vers 2019.

BELGA/WAEM