"Le Brexit est une chance, pas une vengeance"

Les négociations sur le départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne ne doivent pas être une vengeance, mais peuvent représenter une chance de progresser. C’est ce qu’a déclaré l’ancien Premier ministre et chef de file des Libéraux au Parlement européen, Guy Verhofstadt (Open VLD).

Guy Verhofstadt a été désigné pour mener au nom du Parlement européen les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union.

"Le Brexit n’est pas une question de sanction ou de vengeance, mais une chance. Il est de notre devoir d’en faire un succès pour l’Europe et pour tous les citoyens européens. C’est aussi l’opportunité de mettre un terme à la dramatique complexité de nos institutions", a-t-il déclaré ce mercredi à Strasbourg.

"Mettons fin, des deux côtés du Canal, à notre dépression collective et aux divisions politiques. Ceci est une chance, non pas de briser l’Europe, mais de la réinventer", a répondu Guy Verhofstadt à certains eurodéputés pro-Brexit, dont le membre de UKIP, Nigel Farage.

"Des négociations bouclées d’ici 2019"

Hier, le député libéral européen avait déclaré depuis Strasbourg espérer trouver un accord avec Londres d’ici 2019.

"Le Royaume-Uni devrait activer l'article 50 (pour notifier sa décision de quitter l'UE) aussi vite que possible, afin que nous finalisions ces négociations d'ici 2019, car je ne peux pas imaginer que nous débutions une nouvelle législature sans accord", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Strasbourg, où les députés sont réunis en session plénière. Les prochaines élections européennes sont en effet prévues en 2019.

Guy Verhofstadt a aussi rappelé que "la position du Parlement a toujours été que si le Royaume-Uni veut rester dans le marché unique, il devra aussi accepter la libre circulation des nos citoyens".

"Pour le Parlement", les quatre liberté de circulation --celles des personnes, des biens, des capitaux et des services-- "sont inséparables dans l'Union", a-t-il insisté.