Le Centre Pompidou célèbre l’art de René Magritte

Le Centre national d’art et de culture Georges Pompidou de Paris (photo) présentera du 21 septembre au 23 janvier 2017 une exposition consacrée au peintre surréaliste belge René Magritte (1898-1967), intitulée "La Trahison des images". Une centaine de toiles, dessins et documents feront l’objet d’une nouvelle lecture, mettant en lumière le goût de Magritte pour la philosophie et la littérature.

Dessins, tableaux et documents d'archives étofferont cette nouvelle monographie consacrée au peintre surréaliste belge. "René Magritte. La Trahison des images" se concentrera sur l'intérêt de l'homme pour la philosophie. Le goût de cette discipline atteindra son apogée en 1973, quand paru "Ceci n'est pas une pipe" de Michel Foucault, écrit à partir d'échanges avec le peintre, et dont le titre est inspiré par la célèbre peinture "La Trahison des images".

L’exposition évoquera aussi les "motifs" récurrents dans l’œuvre de Magritte et pleins de sens: les rideaux renvoient à la querelle du réalisme, les mots évoquent l'épisode biblique de l'adoration du veau d'or, les flammes et espaces clos concernent l'allégorie de la caverne de Platon.

"René Magritte. La Trahison des images" soulignera également les différences entre surréalisme belge et surréalisme français. En effet, celui de notre pays doit beaucoup à la personnalité de Paul Nougè, scientifique de formation, qui a donné une approche plus rationnelle et matérialiste au mouvement.

René François Ghislain Magritte (photo) est né le 21 novembre 1898 à Lessines. Au début des années 1920, il exerce le métier d'affichiste, de dessinateur dans une usine de papier peint et de dessinateur publicitaire. En 1926, il forme un groupe surréaliste belge avec Mesens, Lecomte, Nougé, Goemans et le compositeur André Souris. L'année suivante, il tient sa première exposition personnelle à la Galerie Le Centaure à Bruxelles.

Il fréquente par la suite d'autres surréalistes comme Dali ou Breton, avec qui il se fâche. Il regagne par la suite la capitale. En 1954, la ville lui offre sa première rétrospective au Musée des Beaux-Arts. Il est décédé à Bruxelles en 1967.