Les centrales nucléaires surveillées plus longtemps par les militaires

Le conseil des ministres a prolongé ce jeudi, pour deux fois trois mois, le protocole relatif à la protection des centrales nucléaires de Doel (Flandre orientale) et Tihange (province de Liège) par des militaires. La situation des sites du point de vue de la sécurité reste en effet inchangée par rapport à mars dernier.
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En mars dernier, à la suite des attentats de Zaventem et Bruxelles, le gouvernement fédéral décidait de créer une force d’intervention rapide et armée pour protéger les sites nucléaires de Doel et Tihange. La police fédérale et le gestionnaire des sites, Engie Electrabel, concluaient un accord à ce sujet stipulant que le coût de cette sécurisation sera facturé au fournisseur d’énergie.

Il s’agissait d’un accord de trois mois, qui a entretemps déjà été prolongé.

Le conseil des ministres a prolongé ce jeudi pour deux fois trois mois le protocole relatif à la protection des centrales nucléaires par la police fédérale, à charge d'Electrabel. Dans l'attente d'une nouvelle direction opérationnelle auprès de la police fédérale, un protocole entre la Défense et la police fédérale prévoit un engagement militaire pour cette mission. Les militaires poursuivront donc leur mission pour l’instant auprès des centrales nucléaires.

Etant donné que la situation du point de vue de la sécurité des sites nucléaires reste inchangée, le protocole est prolongé pour deux périodes consécutives de trois mois, qui débutent respectivement le 19 septembre et le 19 décembre 2016.