Le Flamand veut imposer de nouvelles contraintes aux chômeurs

D’après une étude menée par l’Université catholique de Louvain (KUL) auprès de 1.182 électeurs, trois-quarts des Flamands se disent être en faveur d’une reconversion obligatoire des chômeurs de longue durée. Quelque 74% des sondés estiment en outre que les bénéficiaires d’un revenu d’intégration doivent prester un service à la collectivité.

Aux yeux des Flamands, les chômeurs n’ont pas que des droits. D’après l’enquête de la KUL, menée entre octobre 2014 et mars 2015, certaines obligations doivent en effet leur être imposées.

Ainsi, trois-quarts des électeurs flamands interrogés se disent en faveur d’une reconversion obligatoire des chômeurs de longue durée. Quelque 74% des sondés estiment en outre que les bénéficiaires d’un revenu d’intégration doivent prester un service à la collectivité. Notons que 70% estiment que les chômeurs qui recherchent activement un emploi ne peuvent pas perdre leurs allocations.

Droite – gauche

Les électeurs de la N-VA, du Open VLD et du Vlaams Belang sont plus nombreux à estimer que les chômeurs de longue durée doivent se plier à plus d’obligations. Ceux du SP.A et de Groen pensent au contraire que les chercheurs d’emploi doivent bénéficier de davantage de droits. Les partisans du CD&V se situent pour leur part en faveur d’un juste milieu.

Droit des migrants

Toujours d’après l’enquête de la KUL, deux-tiers des Flamands trouvent que les migrants n'ont le droit de percevoir des allocations que s’ils s’adaptent au mode de vie belge. 63% estiment que seuls les migrants ayant un emploi rémunéré peuvent bénéficier de la sécurité sociale.