Nombre de villes et communes libérées des voitures ce dimanche

En Flandre, une quarantaine de villes et communes célèbraient, tout comme l’ensemble de la Région bruxelloise, le Dimanche sans voiture. Cet événement destiné à sensibiliser la population à une mobilité alternative pour protéger l’environnement, en est à sa 16e édition annuelle. Piétons et vélos étaient rois (photo), entre 9h et 19h dans la plupart des localités. De nombreuses activités étaient cependant organisées, notamment à l’attention des enfants. Bruxelles a accueilli des dizaines de milliers de visiteurs, dont la famille royale à vélo.

Cette année, ce sont 43 villes et communes en Flandre qui participaient à la Journée sans voiture, en conclusion de la Semaine de la Mobilité. Quatre communes ont cependant organisé cette journée avant le 3e dimanche de septembre, et la commune d’Opwijk attend dimanche prochain.

Cinq communes participaient pour la première fois cette année : Rotselaar, Vorselaar, Lochristi, Bilzen et Opwijk.

Dans toutes les localités qui participent, la voiture était bannie de certaines zones. La plus grande zone sans voiture était bien la Région de Bruxelles-Capitale, où les voitures ne pouvaient circuler entre 9h30 et 19h.

Seuls les véhicules des services de secours, les transports en commun et les personnes qui ont obtenu un laissez-passer pouvaient rouler ce dimanche dans les zones libérées de la circulation routière. Ce qui veut dire que les piétons et vélos devaient tout de même rester attentifs à respecter le code de la route, mais qu’ils avaient priorité sur les voitures ce dimanche.

Les transports en commun assurés par la Stib et De Lijn étaient gratuits.

Le roi Philippe et la reine Mathilde ont aussi emmené leurs enfants Elisabeth, Gabriël, Emmanuel et Eléonore à vélo dans la capitale libérée des voitures (photo ci-dessous).

Festival artistique pour les 40 ans du métro bruxellois

La société régionale bruxelloise de transports en commun Stib a donné vendredi le coup d'envoi de plusieurs événements et activités concoctés pour célébrer les 40 ans de son réseau souterrain actuellement fort de 40 kilomètres dans les entrailles de la capitale.

Pièce maîtresse de ce programme, le festival d'art contemporain "Wunderground" qui prend place dans une quinzaine de stations et démarre en même temps que la Semaine de la Mobilité. Au menu de ce seul événement: une exposition, de la danse, du street art, notamment. Celui-ci sera également mis en valeur par une application web radio baptisée Wunderground music (wunderground.brussels) pour écouter la musique en station, participer à sa programmation et découvrir chaque jeudi soir la programmation de DJ de renom de 22 tracks.

Les voyageurs et les curieux pourront assister, dans une salle de cinéma installée au sein de la station Rogier (photo), à la diffusion d'un web documentaire sur le métro, son histoire, des anecdotes. Ce web documentaire est également accessible en ligne (docu40.stib.brussels), tout comme une ligne du temps interactive (metro40.stib.brussels), lancée avec Bruxelles Mobilité et qui fera redécouvrir le métro sous des angles parfois méconnus du public.

Le premier des dépôts de métro de la STIB, celui de Delta, ouvrira ses portes au public dimanche dans le cadre de la Journée sans voiture et de cette commémoration pour y faire découvrir ses ateliers, et le simulateur de conduite accessible au public sur inscription à partir de 10h30.

La STIB lance par ailleurs un "shop on line" (StibStore.brussels) où les amateurs pourront trouver une série d'articles à propos de ces 40 ans, mais aussi des maquettes, clés USB, ou encore le coffret collector Tintin.

Inauguré le 20 septembre 1976, le métro bruxellois ne comptait alors que 16 stations et 11,6 kms de tronçon. Composé à présent de 4 lignes et de 69 stations (pré-métro compris), son réseau est long de près de 40 kms. Quelque 135 millions de voyages y ont été réalisés l'an dernier.

BELGA/WARNAND