Homans rejette les critiques sur son rôle dans le dossier Eandis

La ministre flamande des Affaires intérieures Liesbeth Homans (N-VA) a affirmé mardi n'avoir "aucun, mais alors aucun rôle" à jouer dans le dossier Eandis qui sème le trouble dans le monde politique flamand. Selon la ministre, elle ne pourra en avoir un que lorsque les pouvoirs locaux auront pris une décision au sein de l'assemblée générale d'Eandis. De son côté, Luc Martens, le président de l'Union des villes et communes flamandes, s'est étonné du contenu et du timing de l'envoi de cette note.
James Arthur Photography

Le courrier portant mention "diffusion restreinte", dans lequel la Sûreté de l'État met en garde plusieurs ministres contre l'accord faisant monter l'entreprise chinoise State Grid au capital d'Eandis, a été reçu lundi chez la ministre Homans, selon son cabinet. "Quand un courrier porte une telle mention, on ne va quand même pas immédiatement en balancer le contenu publiquement", ajoute-t-on.
Mme Homans souligne que le courrier de la Sûreté de l'État avait également été envoyé à l'Union des villes et communes flamandes (VVSG).

Elle confirme qu'il revient aux seules administrations locales de prendre leur décision dans ce dossier, à l'occasion de l'assemblée générale. Ce n'est qu'après que cette décision atterrira sur le bureau de la ministre qui, ayant la tutelle des intercommunales, exercera alors son pouvoir de contrôle.

Luc Martens (VVSG) s'étonne du contenu et du timing du courrier de la Sûreté de l'Etat

Luc Martens, le président de l'Union des villes et communes flamandes (VVSG), s'est étonné mardi du contenu et du timing de l'envoi à plusieurs ministres d'une note de la Sûreté de l'Etat portant sur le dossier Eandis.

Le courrier envoyé concerne l'entrée annoncée de l'entreprise d'État chinoise State Grid dans le capital d'Eandis, l'intercommunale de distribution de gaz et d'électricité qui dessert 80% des communes flamandes. La Sûreté appellerait dans la note les ministres à faire preuve de réserve.

"La lettre a été envoyée à un petit club select. Pourquoi n'a-t-elle pas été adressée au ministre-président flamand ou au ministre de l'Intérieur", s'interroge M. Martens, qui s'étonne en outre du timing choisi. "C'est étrange que cette note sorte maintenant alors que l'on sait que des discussions sont en cours avec les Chinois depuis des semaines, si pas des mois", souligne-t-il.

Luc Martens juge enfin que la note n'apporte pas grand chose et s'étonne qu'il n'y ait pas eu de courriers similaires envoyés lorsque des Chinois ont fait preuve d'intérêt pour le port d'Anvers ou encore Volvo à Gand.