Le chômage recule de 3,4% en septembre en Flandre

La Flandre comptait fin septembre 229.727 demandeurs d'emploi, soit 8.009 ou 3,4% de moins qu'un an auparavant, a annoncé lundi le ministre flamand de l'Emploi, Philippe Muyters. "La tendance à la baisse initiée en août 2015 se poursuit", constate le ministre flamand. Pourtant d'après les statistiques du SPF Emploi, Quelque 12.000 emplois sont menacés par des licenciements collectifs annoncés depuis le début de l'année en Belgique, soit près de deux fois plus que pour toute l'année 2015.

Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans diminue de 2% tandis que le recul est de 4,1% pour le groupe 25-50 ans et de 3,1% pour les plus de 50 ans.

Le chômage est en baisse en septembre dans toutes les provinces du nord du pays.
 

Près de 12.000 pertes d'emploi annoncées depuis janvier 2016 en Belgique

Quelque 12.000 emplois sont menacés par des licenciements collectifs annoncés depuis le début de l'année en Belgique, soit près de deux fois plus que pour toute l'année 2015, ressort-il des statistiques du SPF Emploi et d'un décompte de l'agence Belga. Si le mois de septembre - marqué par une lourde restructuration sur le site de Caterpillar à Gosselies - était déjà noir pour l'emploi, le mois d'octobre s'annonce tout aussi douloureux sur le plan social avec quelque 3.500 équivalents temps-plein sacrifiés chez ING.
Sur les six premiers mois de l'année, 4.344 travailleurs ont été touchés par des annonces de licenciements collectifs, selon les statistiques du SPF Emploi. Le géant de l'informatique IBM Belgium a notamment fait part de son intention de supprimer 233 emplois sur les 1.500 dans le pays.
Le 3e trimestre a, lui, été marqué par un mois de septembre noir pour l'emploi avec plus de 4.000 postes menacés par des licenciements collectifs. Parmi ceux-ci, la fermeture du site Caterpillar à Gosselies, la fermeture de l'usine Jacobs Douwe Egberts à Grimbergen ou encore la faillite des boutiques MS Mode.
Avec l'annonce lundi 3 octobre de quelque 3.500 pertes d'emploi chez ING d'ici 2021, le bilan des restructurations de type Renault dans notre pays s'alourdit encore davantage, s'élevant à plus de 11.500 emplois en passe d'être sacrifiés depuis le début de l'année. Cela correspond au double du nombre de licenciements collectifs pour l'année 2015 (4.974) et c'est davantage qu'en 2014 (9.269) ou 2013 (10.294).
A noter qu'il ne s'agit que d'intentions de licenciements, le nombre effectif de personnes perdant leur emploi n'étant pas encore défini.
Pour la première moitié de l'année 2016, la province du Brabant wallon a été la plus affectée en Wallonie. En Flandre, c'est la province d'Anvers qui a perdu le plus de plumes en termes d'emploi.
En septembre, c'est la province de Hainaut qui paie le prix le plus fort, avec la vaste restructuration chez Caterpillar. Le 2 septembre, la multinationale américaine a annoncé la fermeture de son site de Gosselies pour 2017. Véritable séisme pour la région, celle-ci entraînera la perte de quelque 2.200 emplois directs et la mise au chômage de milliers de travailleurs actifs auprès de différents sous-traitants du groupe.
A peine commencé, le mois d'octobre se relève d'ores et déjà douloureux sur le plan social avec la suppression de quelque 3.500 emplois annoncée par la banque néerlandaise ING. Il s'agit de l'annonce la plus importante en termes de licenciements collectifs depuis octobre 2012 et la fermeture de l'usine automobile Ford Genk qui occupait 4.300 personnes.