CEO Lufthansa : "Pas de garantie d’emploi à Bruxelles"

Carsten Spohr (photo), le patron de la compagnie aérienne allemande Lufthansa, n’est pas en mesure de garantir l’emploi au sein de la compagnie belge Brussels Airlines, qui sera reprise à 100% par Lufthansa. "Dans notre secteur, il n’y a pas de garantie d’emploi. Nous ne la donnons pas non plus en Allemagne", déclarait-il dans une interview au quotidien flamand De Tijd.

La disparition de la compagnie aérienne belge Brussels Airlines, qui doit être rachetée à 100% par la compagnie allemande Lufthansa, n'est pas à l'ordre du jour, mais son nom pourrait changer pour "une marque belge encore meilleure et plus forte" après 2018, a précisé Carsten Spohr au quotidien La Libre Belgique.

Le CEO souligne cependant qu'avec seulement une cinquantaine d'appareils, la compagnie belge est trop petite et qu'elle souffre d'une certaine faiblesse à l'étranger. "Les parts de marché de Brussels Airlines à Zaventem ne représentent qu’un tiers de celles de Lufthansa à Francfort, de Swiss à Zurich et d’Austrian à Vienne".

Pour y remédier, le business modèle hybride de Brussels Airlines sera porté à un niveau paneuropéen en collaboration avec Eurowings. Son réseau africain sera étendu.

Aucune garantie n'existe cependant par rapport à l'emploi au sein de Brussels Airlines, à la suite de la reprise. Carsten Spohr rappelle qu'il en va de même en Allemagne, comme dans l’ensemble du secteur. Dimanche, le président de Brussels Airlines, Etienne Davignon, avait encore déclaré à la RTBF que "l’emploi pourra être conservé" à Bruxelles.