Peine de travail pour fausse alerte à la bombe dans une école

Le tribunal correctionnel de Malines a condamné ce lundi un jeune homme de 18 ans à une peine de travail de 80 heures pour une fausse alerte à la bombe dans une école malinoise (photo). L’établissement, qui avait déjà subi une autre fausse alerte un peu plus tôt, exigeait pour sa part une indemnisation de 17.500 euros pour atteinte à son image. Le tribunal a néanmoins rejeté cette demande.

Le 25 novembre 2015, une alerte à la bombe était signalée à la police locale de Malines-Willebroek, en ces mots : "Un attentat terroriste est imminent, faite vite sortir tous les enfants de l’école". Le message n’étant pas très clair, la centrale décidait de rappeler le numéro d’où provenait la mise en garde. Mais sans succès.

Le numéro était alors tracé. Il s'agissait d'une carte prépayée appartenant à un jeune Anversois de 18 ans, qui fréquentait les Ecoles Techniques de Malines (TSM).

Trois alertes à la bombe différentes avaient été lancées le 24 novembre dans des écoles de Malines, et deux avaient été évacuées. Quatre étudiants mineurs étaient à l'origine de l'une d'entre elles.

L’adolescent de 18 ans était responsable de la deuxième alerte à la bombe. Il a rapidement reconnu les faits et n'a pas su expliquer les raisons qui l'ont poussé à agir, reconnaissant avoir agi de façon stupide.

Le procureur s’est montré très sévère à l’encontre de cet acte. "A peine 14 jours après les attentats de Paris et au milieu de la peur qui régnait à cette époque, il s’agissait d’un acte hautement répréhensible". Le tribunal correctionnel de Malines a suivi cet avis. Les avocats du jeune homme estiment qu’il a tiré des leçons de son geste. "La déception de ses parents et le changement d’école ont été déterminants pour lui. Il comprend qu’il a mal agi".

L'école s'est vue allouer 250 euros d'indemnisation, au lieu des 17.500 euros exigés. La police locale, qui s'était également constituée partie civile, exigeait 1.852 euros pour le travail supplémentaire que les équipes ont dû effectuer. Les forces de l'ordre ont finalement reçu un euro. Le jeune homme devra néanmoins prester 80 heures de peine de travail.