Bpost ne respecte pas le temps de distribution du courrier intérieur

L'entreprise postale bpost n'a pas respecté la norme légale de qualité pour la distribution du courrier intérieur prioritaire en 2015, ressort-il du contrôle annuel effectué par l'IBPT. Le régulateur des services postaux et des télécommunications a imposé à bpost d'investir 600.000 euros pour améliorer la qualité de ses services, a-t-il dès lors annoncé lundi.
Jonas Hamers / ImageGlobe

D'après les contrôles de l'IBPT, 91,3% du courrier égrené (c'est-à-dire le courrier classique, traité individuellement) intérieur prioritaire est arrivé à destination dans un délai de J+1. Dans un délai de J+2, ce pourcentage grimpe à 97,3%. Il s'agit du résultat le plus faible obtenu au cours de ces dix dernières années, inférieur aux objectifs légaux. Selon la législation postale, 93% des envois intérieurs doivent en effet être distribués dans un délai de J+1, rappelle l'IBPT.

Les résultats des contrôles en matière de délais d'acheminement des autres services postaux (courrier égrené intérieur non prioritaire, envois postaux égrenés recommandés intérieurs, colis postaux égrenés intérieurs et poste aux lettres égrenée transfrontière entrante prioritaire) sont eux aussi nettement inférieurs par rapport aux années précédentes, "ce qui se traduit globalement par une diminution de la qualité moyenne réalisée en 2015 (92,4%). Cela représente le score le plus bas depuis 2006 et signifie que des objectifs tels que repris dans le cinquième contrat de gestion ne sont pas non plus atteints", relève en outre l'IBPT.

Pour l'instance administrative, "une telle baisse de la qualité du service compromet la régularité et la fiabilité du service". Le Service de médiation pour le secteur postal a lui aussi pointé dernièrement un nombre croissant de plaintes pour des retards ainsi que des pertes et des erreurs de distribution.

Par conséquent, le régulateur a décidé d'imposer à bpost de lui soumettre un projet d'investissement détaillé d'ici au 24 octobre au plus tard. Ce projet devra porter sur un montant de 600.000 euros. Le but, précise l'IBPT, est que bpost ramène ses résultats concernant le respect des délais d'acheminement au niveau des trois dernières années.