Retirer leur titre de séjour aux criminels non-européens?

Le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (photo), souhaiterait voir les criminels originaires de pays hors de l’Union européenne et qui écopent d’un an de prison en Belgique perdre leur titre de séjour européen, notamment un permis de séjour valable délivré par un autre pays de l’Union. Il va en parler ce jeudi avec ses collègues européens, au conseil Justice et des Affaires intérieures.

Theo Francken s’exprimait à ce sujet ce jeudi matin, dans l’émission "De Ochtend" de la première chaîne radio de la VRT. Il prenait pour ce faire un exemple concret. "Un trafiquant de stupéfiants est arrêté à Anvers, il écope d’un an de prison, est expulsé, mais réapparait très rapidement à Anvers parce qu’il dispose d’un permis de séjour octroyé par l’Espagne".

Pour briser ce mécanisme, le Secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration a entamé une collaboration avec l’Espagne il y a deux ans. "Nous leur transmettons le dossier, et très rapidement ils décident alors de retirer son permis de séjour européen à ce type de citoyen. Évidemment, ce n’est pas toujours le cas, cela dépend aussi du fait que le criminel ait ou non encore une famille ou des enfants en Espagne".

Le projet s’avère cependant être un tel succès que le Secrétaire d’Etat souhaite l’étendre à l’ensemble de l’Union européenne. "A la Pologne et l’Italie, par exemple". Theo Francken affirme que les Italiens sont prêts à collaborer. C’est ce qui est apparu il y a deux semaines, lors d’une visite de plusieurs fonctionnaires belges en Italie.

"En plus, il n’est pas nécessaire de changer les lois pour mettre cet accord en place. L’idée doit seulement être promue", concluait Theo Francken au micro de la VRT.