Le Voka satisfait des économies mais critique le volet fiscal

Les patrons flamands se montrent satisfaits samedi que le déficit budgétaire soit réduit principalement via des économies et que d'importantes avancées aient été enregistrées en ce qui concerne la norme salariale et la flexibilité du marché du travail. Le Voka se montre en revanche plus critique avec le volet fiscal de l'accord sur le budget fédéral. "Les entrepreneurs doivent à nouveau payer davantage et l'impôt sur les plus-values demeure au-dessus de leur tête comme une épée de Damoclès."

"Il est positif que le gouvernement regarde surtout du côté des dépenses", estime Hans Maertens, administrateur délégué du Voka. "Notre gouvernement peut présenter un budget qui est conforme aux recommandations européennes. Notre déficit est en outre encore réduit", se félicite-t-il.

Le Voka se retrouve également dans les mesures décidées relatives au travail maniable et faisable. Elles "donnent aux entrepreneurs un coup de pouce longuement attendu pour pouvoir organiser le travail de manière flexible".

Les débats sur la réforme de l'impôt des sociétés doivent en revanche encore se poursuivre. "Ce report ne peut pas devenir un abandon" de la réforme, prévient Hans Maertens. Une taxation sur les plus-values demeure quant à elle absolument non négociable pour le Voka. Elle "dissuaderait nos investisseurs et porterait de sérieux dommages à notre économie", prédit-il.

La FEB satisfaite de cet accord "intelligent"

La Fédération des entreprises belges (FEB) est "satisfaite que l'impasse politique appartienne au passé et que des accords intelligents aient été conclus sur le budget, la norme salariale et le travail faisable", indique-t-elle samedi.

"Je suis heureux que l'impasse politique soit terminée et que le gouvernement prenne un nouveau départ de manière intelligente. L'établissement d'un cadre clair pour les négociations salariales à la fin de l'année est aussi un point positif. Il appartient maintenant aux partenaires sociaux de prendre leurs responsabilités au sein du Groupe des Dix et d'harmoniser la détermination du salaire et la réduction du handicap salarial. Nous devons également bien calculer l'impact exact de la réforme de l'impôt sur les sociétés, qui mise sur la simplification et un renforcement de la relation entre les PME et les grandes entreprises", déclare Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

Le patronat souligne encore l'importance d'un cadre légal pour le travail de nuit dans l'e-commerce. "Cela représente une triple victoire: davantage d'entrepreneurs, plus d'emplois et un pouvoir d'achat qui n'est pas exporté à l'étranger." La FEB reste également partisane d'une réduction budgétairement neutre de l'impôt sur les sociétés.