Crelan veut supprimer 160 emplois d'ici 2020

La banque coopérative Crelan veut supprimer 160 emplois équivalents temps plein sur un total de 810 emplois, a annoncé mercredi le CEO Luc Versele. D'ici 2020, 88 membres du personnel sera à la retraite. "L'effort sera donc réduit de moitié", ajoute M. Versele. Il n'est pas question de licenciement collectif et le CEO entend limiter autant que possible les licenciements secs.

L'objectif de la banque est de procéder à cette baisse d'effectifs par des départs naturels, des mesures de fin de carrière, de l'externalisation et de la mobilité interne. Les départs ne sont pas limités à un service mais répartis dans toute la banque.

Par ailleurs, Crelan va renforcer son réseau d'agents indépendants en engageant 250 personnes d'ici les quatre prochaines années. "Crelan veut encore plus professionnaliser son réseau d'agents indépendants et le renforcer au moyen de quelque 250 nouveaux collaborateurs.

Plus d'agences indépendantes proposeront un service complet en matière de banque et d'assurances et soutiendront ainsi la production. Nous allons également nous concentrer sur plus de coaching, sur plus de formation et plus de professionnalisation pour encore améliorer le service à la clientèle. Un budget important a été libéré à cet effet", explique Crelan.

Le siège social de Crelan restera à Anderlecht et la banque maintient ses bureaux régionaux d'Anvers et de Gembloux.

Cette opération est réalisée dans le cadre de l'amélioration du cost-income ratio (ratio coûts-revenus) visant à le faire passer de 79,2% actuellement à 65% d'ici 2020. "Les coûts doivent baisser et les revenus progresser", dit Crelan. D'autres banques visent un ratio de 55 à 50% mais ce n'est pas nécessaire pour une banque coopérative, selon M. Versele.

Crelan va libérer 140 millions d'euros pour réaliser ce plan de croissance. Le ministre de l'Emploi et de l'Economie Kris Peeters prendra contact avec la direction de Crelan dans le courant de la journée pour avoir des explications sur les pertes d'emplois annoncées. "Il est regrettable que des emplois disparaissent une fois de plus dans le secteur bancaire. Je vais demander des explications à Crelan", a déclaré le ministre.