Toujours pas d’accord sur le CETA mais "les échos sont positifs"

Les représentants des différents gouvernements du pays ne sont pas encore parvenus à trouver un accord sur le CETA, le traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Le conseil de concertation a été suspendu en milieu de matinée. Selon la journaliste Goedele Devroy (VRT) les échos sont toutefois positifs et la Belgique pourrait concilier ses différents points de vue et finalement donner son feu vert au CETA.

Le conseil de concertation qui avait démarré vers 08h00 ce mercredi matin au Lambermont a été suspendu peu après 10h15. De nombreux responsables politiques doivent se rendre aux funérailles du ministre d’Etat Roger Lallemand.

La réunion reprendra à 15h00 à propos du dossier du CETA au sujet duquel les participants tentent de s'accorder sur une position commune à présenter aux 27 autres Etats membres de l'UE.

Dans l'intervalle, les cabinets des ministres concernés poursuivront le travail en vue de trouver une solution, a-t-on appris à la sortie des ministres. "Nous avons ce matin terminé le travail sur plusieurs textes, on a confirmé que notamment sur l'ICS, le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats, nous avons un texte commun", a indiqué le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders.

"Nous allons encore travailler maintenant, avec les différents cabinets, pour que sur le secteur agricole il y ait des précisions qui soient encore apportées." Le ministre a dit espérer "pouvoir finaliser tout cela cet après-midi".

L’accord devrait garantir une impartialité des juges qui seraient amener à régler les différends entre Etats et investisseurs étrangers, une exigence wallonne concernant la protection de l’agriculture serait également acceptée.

Le ministre président flamand Geert Bourgeois (N-VA) est optimiste, il pense qu’un accord est possible pour ce soir. "Je pense et j’espère en tous cas. Je voudrais que nous puissions signer ce traité qui va dans l’intérêt de notre économie flamande".