"Notre pays est à nouveau crédible au sein de l'Europe"

Le traité de libre-échange avec le Canada (CETA) constitue "une norme de droit international à laquelle nous n'avons pas touché une virgule", a indiqué jeudi à la Chambre le Premier ministre Charles Michel précisant qu'un "instrument d'interprétation partagée" produira ses effets, à l'issue de la concertation intra-belge proposée aux autres parties à la négociation.

A cela s'ajoutent 35 déclarations, du Conseil, du Conseil et de la Commission, des Etats-membres qui "engageront ceux qui les ont exprimées", a ajouté Charles Michel interrogé par huit députés après l'accord intervenu jeudi midi lors du comité de concertation réunissant l'ensemble des entités du pays.

"Je suis content, c'est un bon accord, c'est positif pour notre économie", s'est réjoui le Premier ministre.

"Le CETA va apporter à l'Europe 12 milliards de revenus bruts, cela signifie que des emplois pourront être créés. Charles Michel est par ailleurs satisfait que la crédibilité de notre pays ait été restaurée en Europe." Nous montrons que nous sommes un pays ouvert, à la fois sur le plan économique, international et diplomatique. C'est une chance de pouvoir rester crédible en Europe, ce qui est particulièrement important pour nous."

"Merci Paul"

Lors du débat parlementaire, les socialistes flamands, dans l'opposition, ont à nouveau été  particulièrement élogieux vis-àvis du ministre président wallon Paul Magnette. Ils ont déclaré admirer la persévérance dont il a fait preuve au cours des négociations sur le CETA.

"Je voudrais commencer par deux mots, à déclaré Dirk Van Der Maelen (SP.A) au début de son intervention. "Merci, Paul. Il a veillé à ce qu'il y ait un débat sur les accords de libre-échange, dans le passsé de tels accords pouvaient être conclus sans débat dans les parlements, mais depuis la semaine dernière ce n'est plus possible."

Alors que le PS et le CDH, qui composent la majorité wallonne qui a repoussé cet accord jusqu'à ce qu'il soit corrigé, se sont abstenus de toute intervention jeudi à la Chambre, Ecolo et le PTB n'ont pas hésité à regretter l'issue des négociations.