Les immigrés de la 2e génération trouvent difficilement un emploi

En 2014, la proportion d’immigrés de la deuxième génération qui ont décroché un diplôme de l’enseignement supérieur (33,7%) était toujours plus faible que celle des personnes dont les deux parents sont nés en Belgique (43,9%). Selon les derniers chiffres d’Eurostat, publiés ce vendredi, ces immigrés peinent également davantage à trouver un emploi.

En Belgique, où la proportion d'immigrés de deuxième génération est l'une des plus importantes d'Europe (11%), ces derniers peinent à atteindre le niveau d'éducation des personnes dont les deux parents sont nés dans le pays. Ils sont également moins nombreux (33,7%) que leurs parents (34,2%) à avoir décroché un diplôme de l'enseignement supérieur, selon les chiffres récents d’Eurostat.

Sur le marché du travail, l'écart est encore plus grand. Le taux d'emploi des immigrés de deuxième génération (71,7%) accuse un déficit de 13,1 points par rapport à celui des personnes dont les deux parents sont nés en Belgique (84,8%), selon l'office européen de la statistique. Il dépasse cependant celui des immigrés de la première génération (62,7%).

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A l'échelle européenne, la tendance est inverse. Les immigrés de deuxième génération affichent, dans l'ensemble, un taux de diplômés de l'enseignement supérieur plus élevé (37,5%) que celui de la population dont les parents sont nés au sein de l'Union européenne (30,9%). Mais seuls la Bulgarie, le Luxembourg, le Portugal et la Hongrie affichent un taux d'emploi des immigrés de deuxième génération supérieur à celui des personnes originaires du pays.

En 2014, quelque 18,4 millions de personnes (soit 6,1% de la population) étaient reconnues comme immigrés de deuxième génération au sein de l'Union européenne. Parmi elles, 13,3 millions (4,4%) avaient au moins un parent né dans l'Union européenne et 5,1 millions (1,7%) avaient leurs deux parents nés à l'étranger.