Retrait de passeport à 15 jeunes prêts à partir en Syrie

Depuis le début de cette année, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) a déjà privé de leur carte d’identité et passeport une quinzaine de Belges qui étaient sur le point de partir en Syrie, probablement pour se battre. L’information rapportée ce lundi par les quotidiens De Morgen et Het Laatste Nieuws a été confirmée à la rédaction de la VRT. Le cabinet du ministre Jambon surveillerait actuellement "encore 167 autres jeunes".

Les 15 retraits de papiers d’identité visaient des jeunes entre 17 et 28 ans dont le départ était imminent. "Je peux vous assurer que le moteur de leur voiture était déjà chaud. Ils étaient sur le point de partir vers la zone de conflit. Dans certains cas, il était vraiment moins une", affirme le porte-parole du ministre de l’Intérieur, qui ne peut cependant rien révéler de l'identité des personnes impliquées.

On sait cependant qu’elles sont originaires de Borgerhout (près d'Anvers), Opoeteren (Limbourg), des communes bruxelloises de Schaerbeek, Jette et Laeken, de Verviers, Herstal et Glain (Liège), Jumet (Hainaut) et Tamines (Namur).

Depuis le début de 2016, le ministre Jan Jambon (photo) peut priver de leurs papiers d’identité et de voyage des personnes soupçonnées de vouloir aller combattre en Syrie, afin qu’ils ne puissent pas passer la frontière. Dans 15 cas, ce retrait a été effectif, dans d’autres cas le ministre n’a pas accédé à la demande afin de ne pas nuire à une enquête judiciaire en cours.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les services de renseignement surveillent actuellement 632 personnes. Quelque 167 d’entre eux sont soupçonnés de vouloir se rendre dans une zone de conflit pour y suivre un entrainement et s’y battre.