Une nouvelle toile d’Ensor découverte à Ostende

"Squelette arrêtant masques", une œuvre du peintre ostendais James Ensor (1860-1949) encore inconnue, se trouvait depuis des années dans une famille de la ville balnéaire qui souhaite maintenant s’en défaire. L’œuvre, dont l’authenticité a été confirmée par le Comité Ensor, sera vendue aux enchères en décembre à Paris, indique le quotidien De Standaard.

"Squelette arrêtant masques" date de 1891 et a été peint par James Ensor dans la période où l’artiste ostendais fut particulièrement productif. Cette toile a été citée plusieurs fois par des contemporains d’Ensor, mais personne ne l’avait encore jamais vue.

Peinte à l’huile sur une toile de 33 cm sur 55 cm, cette œuvre appartient à la famille Serruys, une famille influente à Ostende (Flandre occidentale). L’un des membres de cette famille, Henri Serruys, a été pendant douze ans bourgmestre de la cité balnéaire. La famille aurait reçu la toile d’Ensor lui-même.

"Squelette arrêtant masques" dépeint un personnage masqué qui est arrêté par deux squelettes, un gendarme et un soldat. Le fait que la toile contienne à la fois des masques et des squelettes la rend assez unique.

Xavier Tricot, spécialiste de l’œuvre d’Ensor interviewé par le quotidien De Standaard, se dit particulièrement enthousiaste de cette découverte.

Le tableau dont l’authenticité a été attestée par le Comité Ensor sera restaurée. La maison de ventes aux enchères Sotheby’s l’exposera dans deux semaines à Bruxelles. Le 7 décembre, elle sera vendue aux enchères à Paris.