Des villes flamandes dénoncent la surcharge policière

Les bourgmestres de treize villes de Flandre, dont celle d’Anvers dirigée par le président de la N-VA Bart De Wever, vont écrire au ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA), pour se plaindre de la pression mise sur leur police. L’information est rapportée par plusieurs médias. Ils estiment que le gouvernement fédéral met les polices locales trop à contribution.

Les bourgmestres de treize villes signataires de la lettre envoyée au ministre Jambon estiment notamment le gouvernement fédéral met excessivement à contribution les zones de police locales dans l'accomplissement de certaines missions comme la surveillance de zones frontalières avec la France en Flandre occidentale, indique le bourgmestre de Gand, Daniel Termont (photo).

Mais le ras-le-bol concerne toute la Belgique. Plusieurs refus de collaboration ont ainsi été opposés par les 189 zones de police locale.

Au début du mois de novembre, il était question de 1.800 refus, dont 1.058 pour des missions de surveillance à l'aéroport de Bruxelles ou dans le métro.

La police anversoise satisfaite de son Equipe d’intervention rapide

Créée en septembre 2015, cette équipe lourdement armée intervient lors d’incidents d’une grande violence. Au cours de la première année de son existence, elle a déjà été sollicitée 6.000 fois. Elle a pris 582 personnes en flagrant délit et suivi la trace de 316 personnes recherchées.

Au départ, les policiers appartenant à la "Snelle Respons Team" ont été comparés par certains à des cowboys qui sortent rapidement l’arme à feu. "Mais aucun coup de feu n’a été tiré à Anvers", précisait le bourgmestre Bart De Wever (photo). "Et cela bien que l’équipe d’intervention rapide ait arrêté 67 personnes lourdement armées. Onze d’entre elles avaient même une arme à feu, mais jamais il n’a été fait usage d’une violence excessive".

"Il n’y a que deux fois où des coups de feu ont été tirés, mais avec une arme qui possède des balles de peinture. Par la suite, la police a constaté que ces actions étaient parfaitement légitimes et proportionnées au danger", précisait le bourgmestre anversois.

Bart De Wever voudrait étendre l’équipe d’intervention rapide au cours des prochaines années, afin qu’elle devienne une section permanente de la police anversoise.