"Parricide" au Vlaams Belang et distanciation de l'extrême droite

Un vent de fronde souffle sur le Vlaams Belang. Avec le recadrage de Filip Dewinter, sa figure de proue, le parti dévoilerait-il un nouveau visage, plus modéré ? Les analystes politiques y voient surtout le parricide du président, Tom Van Grieken, contre l’attrape-voix Filip Dewinter.

Dimanche dernier, le bureau politique du Vlaams Belang a décidé d’adresser un rappel à l’ordre à Filip Dewinter et d’exclure Anke Van dermeersch de la direction du parti suite à leur visite à Aube Dorée, la semaine dernière.

Ivan De Vadder, journaliste politique de la VRT, n’est pas surpris: "Tom Van Grieken, le président, avait déjà exprimé son désaccord avec le style de Filip Dewinter, mais ce dernier demeure la coqueluche et l’attrape-voix du parti. Il est difficile de le mettre à l’écart tant qu’il ne commet pas d’erreur. Mais il vient de déraper."

Mais moins qu’un changement de cap radical, Ivan De Vadder y voit l’aboutissement de conflits latents. "La nomination de Tom Van Grieken traduisait déjà une nouvelle orientation. Mais en politique, on a parfois besoin d’un symbole pour montrer que les choses sont sérieuses. Et l’image la plus facile, c’est évidemment celle du parricide — ou plutôt du fratricide."

Le politologue Dave Sinardet emploie lui aussi le terme de "parricide" et constate des similitudes avec le Front National, dont Marine Le Pen a écarté son père.

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