L’écrivain Paul de Wispelaere est décédé

L’écrivain, essayiste et critique littéraire brugeois (photo) s’est éteint vendredi à l’âge de 88 ans, à Maldegem en Flandre orientale, des suites d’une longue maladie. Annoncé par son épouse, son décès a été confirmé par la commune où il résidait. De Wispelaere était l’une des figures de proue de la littérature flamande. Il écrivait des romans et récits depuis les années 1950. Ce qui lui avait valu le Prix des Lettres néerlandaises en 1998.

Né à Bruges en 1928, Paul de Wispelaere a publié plusieurs romans et essais dès les années 1950. Egalement critique littéraire et professeur à l'université d'Anvers, le Brugeois était notamment connu pour l'ouvrage 'Het verkoolde alfabet', traduit en français sous le titre 'L'alphabet calciné', qui parcourt une année de la vie de l'auteur.

En 1998, Paul de Wispelaere s'était vu remettre le Prix des Lettres néerlandaises, le prix littéraire le plus prestigieux de la langue néerlandaise. Le jury de cette distinction remise tous les trois ans avait salué en l'auteur "une référence" pour plusieurs générations d'écrivains et de critiques tant aux Pays-Bas qu'en Flandre.

Paul de Wispelaere a encore été rédacteur en chef de plusieurs revues littéraires flamandes. Il avait également réalisé pour la VRT (encore BRT à l’époque) une émission consacrée à la littérature.

Parmi ses romans les plus connus, on retiendra : "Een dag op het land” (1976), “Tussen tuin en wereld” (1979, couronné du Prix de la prose narrative de la Communauté flamande), "Mijn huis is nergens meer" (1982), "Brieven uit Nergenshuizen" (1986) en "L’Alphabet calciné" (1992).