La contrefaçon coûte 1,9 milliard d’euros ou 8.800 emplois par an

Une série d’études réalisées par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), à la veille des achats pour les fêtes de fin d’année, révèlent que chaque année 1,9 milliard d’euros est directement perdu à cause de la contrefaçon et le piratage en Belgique. Cela correspond à 8.800 emplois qui ne seront pas créés dans l’économie régulière.

Pour l’ensemble de l’Union européenne, les pertes dues à la contrefaçon et le piratage se chiffrent à 83 milliards d'euros et 790.000 emplois perdus. "Nous continuerons à traquer quiconque produit ou vend de la contrefaçon. Cette année, le service public fédéral Economie et les Douanes ont déjà fermé 2.995 sites internet qui vendaient des produits contrefaits. Un record absolu", a réagi le ministre de l'Economie, Kris Peeters (CD&V).

Les études, menées entre mars 2015 et septembre 2016 par l'EUIPO, indiquent que neuf secteurs sont affectés par la présence de produits contrefaits sur le marché: les cosmétiques et les soins personnels; les vêtements, chaussures et accessoires; les articles de sport; les jouets et les jeux; les articles de bijouterie-joaillerie et les montres; la maroquinerie; la musique enregistrée; les boissons alcooliques et le vin; et les produits pharmaceutiques.

En Belgique, 1,9 milliard d'euros est directement perdu chaque année en raison de la contrefaçon, dans les neuf secteurs, soit 9,1% dans chacun de ces marchés. Les secteurs les plus affectés dans notre pays sont les vêtements de sport, les cosmétiques et les médicaments.

Au niveau de l'Union, l'EUIPO estime à plus de 48 milliards d'euros - soit 7,4 % de l'ensemble des ventes - les pertes engendrées chaque année dans les neuf secteurs. En outre, 35 milliards d'euros de plus y sont perdus annuellement en raison des effets indirects de la contrefaçon et du piratage. En effet, les fabricants achètent moins de produits et services chez leurs fournisseurs, ce qui entraîne des répercussions négatives dans d'autres domaines, selon l'Office pour la propriété intellectuelle.

Le marché de l’emploi affecté

Les pertes de ventes se traduisent également par la perte directe ou l'absence de création de près de 500.000 emplois dans ces secteurs de l'UE. Les répercussions de la contrefaçon sur d'autres secteurs entraînent la perte de 290.000 emplois supplémentaires dans l'économie européenne.

Enfin, l'EUIPO estime à 14,3 milliards d'euros la perte annuelle de recettes publiques résultant de la contrefaçon et du piratage dans ces neuf secteurs.

L'étude démontre une nouvelle fois l'ampleur de l'impact négatif de la contrefaçon et la piraterie, pointe le ministre Peeters (photo). "Nous ne pouvons tolérer que ce type de pratiques malhonnêtes porte préjudice à nos entreprises et nous coûte des emplois. De plus, il y a également des risques pour le consommateur (...) Voilà pourquoi nous intensifions encore la lutte contre la contrefaçon. Les contrôles de l'Inspection économie se poursuivront donc sans relâche", prévient Kris Peeters.