Le gouvernement flamand plaide pour un Brexit "adouci"

A l’issue d’une table ronde avec des représentants de secteurs concernés par la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a indiqué ce mercredi que son gouvernement veut obtenir un accord de libre-échange, mais aussi une sorte d’accord complémentaire entre Londres et l’Union.

L'objectif du gouvernement flamand est d'assurer une coopération étroite avec les Britanniques dans des domaines comme l'énergie, la recherche et le développement, ou encore la gestion de la mer du Nord.

Lors de cette table ronde, les implications du Brexit pour les entreprises et les industries flamandes ont été abordées. Dans la perspective d'un Brexit "dur", sans accord de libre-échange donc, les conséquences sur l'économie flamande pourraient s'avérer dramatiques, estiment les participants, qui soulignent que la Flandre serait l'une des régions les plus touchées d'Europe.

Pour éviter un tel scénario, les politiciens flamands et les entrepreneurs plaident pour un Brexit "adouci", avec la conclusion d'un accord de libre-échange, mais aussi un accord complémentaire garantissant des coopérations dans plusieurs secteurs spécifiques.

"La Flandre est l'acteur le plus important dans les discussions sur le Brexit. Nous comptons que notre voix soit entendue dès le début des négociations", qui seront entre les mains du gouvernement fédéral, a souligné Hans Maertens, l'administrateur délégué de l'organisation patronale flamande Voka.

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