Quelque 450 détenus se seraient radicalisés

Pas moins d’un prisonnier sur 23 pourrait être radicalisé en Belgique, d’après une estimation de la Sûreté de l’Etat, qui a compté 450 détenus ayant un profil à risques en matière de radicalisation islamique, écrit le quotidien De Tijd. Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) affirme que les prisons tentent de suivre ces détenus aussi bien que possible, mais souligne qu’une déradicalisation n’est pas facile.

Le nombre de détenus radicalisés est difficile à définir précisément, indique le ministre de la Justice Koen Geens (photo). Ces deux dernières années, environ 300 cas de radicalisation ont été signalés au sein des établissements pénitentiaires.

Environ 115 prisonniers sont actuellement incarcérés pour des faits relatifs au terrorisme. Le nombre de détenus potentiellement radicalisés est donc quatre fois plus élevé. L'augmentation du nombre de radicalisés ne coïncide pas avec le retour des combattants partis à l’étranger, mais a fortement augmenté entre la fin 2014 et le début 2015.

Le ministre Geens souligne que les prisons tentent de suivre de près les prisonniers radicalisés. "Les gardiens sont formés pour détecter une radicalisation et nous essayons d’accompagner au mieux les gens qui ne sont pas contagieux et qui peuvent "guérir". Les autres, nous les isolons dans l’aile de radicalisation".

Koen Geens admet qu’il peut encore y avoir des améliorations, mais affirme que la situation est la même dans d’autres pays. "Je ne pense pas que la Belgique soit parmi les plus mauvais élèves. Nous faisons de notre mieux".

Et le ministre de la Justice de conclure : "Si le climat change en Syrie, il changera aussi ici. Mais nous allons devoir encore vivre un certain temps avec le problème de la radicalisation. Le terrorisme ne disparait pas en un an ou deux".

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