La crèche a été réinstallée à la maison communale d'Hoslbeek

La crèche a été réinstallée sous le sapin de la maison communale d’Holsbeek dans le Brabant flamand. Le bourgmestre Hans Eyssen (CD&V) l’a décidé après les protestations suite au retrait de cette crèche la semaine dernière. Le secrétaire communal avait fait retirer la crèche parce que des habitants de la commune avaient fustigé la présence d’un symbole religieux dans la maison communale.

"Certains habitants, et je voudrais préciser qu’il ne s’agit pas de musulmans comme certains l’ont laissé entendre mais bien de non-croyants, ont estimé qu’un tel symbole religieux n’avait pas sa place dans une maison communale qui devait être neutre.

De notre côté nous estimons qu’il s’agit d’un élément égayant l’atmosphère de Noël. Le fait de placer une crèche n’a pas comme objectif de convertir la population au catholicisme" a déclaré Hans Eyssen.

Le retrait de cette crèche avait suscité de nombreuses protestations notamment de la part de la section locale de la N-VA. Celle -ci avait reçu le soutien du secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations Theo Francken.

Mardi, le président du CD&V Wouter Beke a dénoncé dans les colonnes du journal De Morgen l’hypocrisie de Theo Francken "plaidant pour le maintien d’une crèche - qui symbolise depuis 2000 ans l’accueil d’une famille de réfugiés - dans l’espace public tout en criant haut et fort que nous sommes complets lorsqu’il s’agit d’accueillir une famille de réfugiés provenant d’une ville soumise à des tirs intenses."

Appréciant peu cette sortie, Theo Francken, qui est également bourgmestre de Lubbeek, à deux pas d’Holsbeek, a répliqué à Wouter Beke , par ailleurs bourgmestre de Leopoldsburg, dans le Limbourg. "Votre hébergement est à nouveau fermé, dans celui de Lubbeek se trouvent encore 200 réfugiés", lui a-t-il asséné sur Twitter.

Le secrétaire d’Etat N-VA a par ailleurs démenti que le refus d’octroi de visas humanitaires à une famille d’Alep ait un quelconque lien avec la capacité d’accueil. Il s’agit d’une question de principe juridique, a-t-il dit.