"Ne laissons pas la haine entrer dans nos coeurs"

Lors de son homélie pour la messe de minuit célébrée samedi à la cathédrale Saint-Rombaut de Malines, le primat de Belgique, Joseph De Kesel, est revenu sur l’attaque terroriste qui a touché la capitale allemande lundi dernier, soulignant qu’on ne pouvait pas "laisser la haine et la vengeance entrer dans nos coeurs". Paraphrasant le pape François, il a également appelé les fidèles à résister à la "globalisation de l'indifférence".

Joseph de Kesel a placé le sort des réfugiés au cœur de son homélie. Le cardinal a rappelé l'histoire de Joseph et de Marie qui ne trouvaient pas de place à Bethléem et durent s'abriter dans une étable.

"Ce que tu fais au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que tu le fais (extrait de l'évangile selon Mathieu, ndlr). L'enfant dans la crèche renvoie vers eux, les plus petits d'entre les nôtres. Comment ne pouvons-nous pas penser au sort de tous ceux qui aujourd'hui fuient, fuient la violence ou la pauvreté?", a-t-il interrogé les fidèles.

"Naturellement, le problème est complexe. Naturellement, tout ne peut se dérouler de manière incontrôlée et il faut travailler à des solutions à long terme dans les pays d'origine. Mais entretemps, ils fuient. Certains d'entre eux sont ici. Certains depuis longtemps. Ils doivent être reconnus dans leur dignité, qu'ils possèdent de manière inaliénable, parce qu'ils sont des êtres humains", a encore expliqué Mgr De Kesel.

"Noël est la fête de la solidarité", a ajouté le prélat qui a évoqué l'attentat qui a frappé Berlin. "Après ce qui s'est passé à Berlin, nous ne pouvons pas laisser la haine et la vengeance entrer dans nos coeurs. Nous ne pouvons pas nous refermer sur nous-mêmes".